Affaire Mende Omalanga : des têtes réclamées au sein de la police nationale

Mardi 21 Mai 2019 - 17:26

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Mais l’ex-ministre et député nationale n’est pas du tout sorti d’affaire. Car il aurait également enfreint la loi par la détention illégale de ce diamant, qui appartiendrait à l’Etat congolais.

 

Dans une lettre du 20 mai 2019 qui circule sur le net, le commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC), le général Dieudonné Amuli Bahigwa, veut avoir la confirmation sur la décision du vice-Premier ministre et ministre  par intérim chargé de l’Intérieur, Basile Olongo, sur les mesures de suspension du directeur des renseignements généraux de la police, le commissaire divisionnaire adjoint Vital Awachango Umiya.

Il serait reproché au directeur des renseignements généraux de la PNC le fait que ses services ont non seulement posé un acte judiciaire en interpellant le député Lambert Mende Omalanga, alors qu’ils devraient se limiter à transmettre les informations d’ordre judiciaire à la Police judiciaire et que celui-ci est bénéficiaire des immunités parlementaires, en sa qualité de représentant du peuple.

Pour le commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC), la confirmation de cette mesure de suspension pourra immédiatement donner lieu à l’ouverture d’une action disciplinaire contre les personnes mises cause. Déjà, il avait été indiqué que tous les éléments de la police et ceux de l’armée qui ont participé à cette opération contre Lambert Mende devraient être poursuivis.

Déjà, au niveau de la PNC, l’officier qui avait exécuté l’ordre du directeur des renseignements de la police serait en garde à vue depuis le 20 mai à l’unité de la police de la Légion nationale d’intervention, avant son transfèrement devant son juge naturel. Il est accusé de « non-respect de la dignité humaine et des immunités d’un parlementaire ».

L’épée de Damoclès sur la tête de Mende Omalanga

Lors d’un point de presse tenu le même jour, Basile Olongo a, de son côté, affirmé que le député national Lambert Mende doit répondre devant la justice pour « détention illégale du diamant des creuseurs artisanaux venus de la province du Sankuru ». Le vice-Premier ministre et ministre par intérim chargé de l’Intérieur accuse Lambert Mende de dévier l’itinéraire de ces creuseurs alors qu’ils étaient attendus à la Présidence de la République pour formaliser la vente de ce diamant. « Le diamant que vous présente M. Lambert Mende est un produit issu d’une exploitation artisanale », a souligné le ministre Basile Olongo.

Selon ce membre du gouvernement congolais sortant, la loi dit que « nul ne peut détenir ou transporter les produits de l’exploitation artisanale, s’il n’a pas la carte d’exploitant artisanal ou celle de négociant en cours de validité ». Pour lui, Lambert Mende, qui affirme être facilitateur et négociant, détient illégalement un produit d’exploitation artisanale. « Il a toujours fait ça, il continue à le faire et il fera. Il est en pleine flagrance condamnable. La justice va se pencher sur ce dossier. Il va devoir s’expliquer : pourquoi et comment il détient ce diamant qu’il ne lui appartient pas. Mais il appartient à l’Etat congolais, obtenu par des creuseurs artisanaux clandestins », a soutenu Basile Olongo devant les professionnels des médias.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Lambert Mende Omalanga

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