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Antivaleurs

Mercredi 12 Septembre 2018 - 12:41

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Il est bien vrai que dans le moment même où la situation économique et financière du Congo paraît sur le point de se redresser après trois années de galère, la remise en ordre de la gouvernance publique s’impose comme un impératif auquel nul ne saurait se soustraire. Comment, en effet, les pays et les institutions internationales qui se montrent prêts à nous soutenir pourraient-ils concrétiser leur aide multiforme si nous-mêmes ne prenons pas les dispositions nécessaires pour tenir les engagements dont dépend la relance de notre économie ?

Lutter contre les « antivaleurs » comme le disent doctement nombre de hauts responsables de la sphère publique est assurément l’un des ressorts qui nous permettra de résoudre les problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Mais il ne suffira pas de l’affirmer haut et fort, ni même de sanctionner quelques personnages au comportement sulfureux pour convaincre ceux qui nous aident et qui nous observent aussi avec la plus grande attention qu’ils ont raison de nous faire confiance.

Chacun de nous, simple citoyen, subit dans sa vie quotidienne les effets néfastes des antivaleurs contre lesquelles l’autorité publique s’affirme prête à lutter. Loin, en effet, de ne concerner que des hauts fonctionnaires et des détenteurs de l’autorité publique, la corruption, qui figure en tête des antivaleurs,  est l’un des maux qui ronge le plus profondément la société civile. Elle se manifeste à tous les niveaux de l’administration comme du monde des affaires et coûte cher, très cher, à la collectivité comme aux individus qui la subissent. C’est pourquoi,  seule une mobilisation générale permettra d’y mettre un terme dans un délai raisonnable.

Précisons, pour être tout à fait clairs sur ce sujet délicat, que le Congo n’est pas le seul pays où sévit ce genre de cancer. Présentes partout sur les cinq continents, les antivaleurs sont certainement l’une des dérives de la société moderne contre laquelle il convient de lutter sans répit. Mais dans ce domaine comme dans bien d’autres, seule une prise de conscience générale pourra élever les barrières économiques et sociales nécessaires. Or disons-le sans le moindre doute, on en est encore loin même si le discours public évolue chez nous dans le bon sens.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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