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Samedi 9 Juin 2018 - 19:03

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Que le Congo et la France resserrent fortement leurs liens comme l'a confirmé l'entretien qui s'est déroulé, jeudi dernier, à Brazzaville, entre le président Denis Sassou N'Guesso et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian n'a rien de surprenant, dans un moment où le Congo conclut avec le Fonds monétaire international un accord de long terme et où l'Afrique centrale voit s'accroître ses tensions internes.

Reposant sur une longue histoire commune que symbolise à merveille le Mémorial où reposent pour l'éternité Pierre Savorgnan de Brazza et les siens, cet accord ne peut que renforcer la coopération entre nos deux pays si du moins chacun tient ses engagements. C'est-à-dire si, d'une part, le Congo met de l'ordre dans sa gouvernance interne comme il s'y est engagé en contrepartie de l'appui apporté par la communauté internationale et si, d'autre part, la France concrétise rapidement l'aide multiforme qu'elle a promis d'apporter à notre pays dans le cadre de ce même appui.

Au-delà donc des échanges amicaux et confiants qui ont marqué la visite du ministre français, il convient maintenant d'observer avec attention les actions qui seront engagées de part et d'autre afin de donner un contenu concret à l'accord de principe ainsi passé. Si, en effet, notre pays confirme de façon claire la mise en ordre de ses finances publiques et la modernisation de sa gouvernance, la France, de son côté, devra peser de tout son poids sur ses partenaires européens pour qu'ils le soutiennent eux aussi.

L'enjeu, de part et d'autre, est considérable car la place occupée par le Congo dans une Afrique centrale en proie à de grands troubles - cf. ce qui se passe en Centrafrique et en République démocratique du Congo - est telle que sa propre déstabilisation aurait inévitablement des effets ravageurs sur l'ensemble de l'immense Bassin du Congo. Pour dire les choses de façon encore plus brutale,  ni nous ni nos partenaires extérieurs n'avons droit à l'erreur : régler les problèmes auxquels le Congo, notre Congo, se trouve présentement confronté est, comme on dit dans le langage stratégique, un impératif catégorique. 

Mieux vaut le savoir et le dire tant qu'il en est temps !

     

Les Dépêches de Brazzaville

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