Opinion

  • Éditorial

Bilan 2016 (3)

Mercredi 28 Décembre 2016 - 20:21

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Le troisième volet du bilan de l’année qui s’achève est, de loin, le plus positif puisqu’il concerne la politique extérieure et la diplomatie du Congo. Autant, en effet, les deux premiers – volet politique, volet économique et social – apparaissaient contrastés, autant le troisième est tout à la fois indiscutable et indiscuté puisque 2016 a confirmé de façon claire que notre pays joue un rôle éminent dans la prévention et la gestion des crises qui menacent ou secouent l’Afrique centrale.

La médiation officielle assurée ces dernières années par notre président, Denis Sassou N’Guesso, a permis à la République Centrafricaine de retrouver un certain calme ; et même si la paix intérieure de ce pays frère n’est pas encore assise sur des bases solides, son peuple a retrouvé l’espoir qu’il avait perdu. Dans un environnement très différent il en va de même avec la République démocratique du Congo qui n’est pas encore assurée de passer dans le calme la fin de cette année 2016 mais qui a évité jusqu’à présent le pire grâce à l’intervention de l’Eglise catholique et grâce aux conseils que le même Denis Sassou N’Guesso n’a pas cessé de prodiguer à ceux et celles, fort nombreux, qui traversaient le fleuve pour parler avec lui de cette question.

Le travail de fond ainsi accompli a eu comme conséquence que l’Union Africaine a demandé ces dernières semaines au chef de l’Etat congolais de présider le Comité de haut niveau constitué en son sein pour ramener la paix en Libye. Il a du même coup placé notre pays au cœur du mécanisme qui permettra peut-être, sans doute même, de corriger les erreurs dramatiques commises par les puissances occidentales lorsque, ne tenant aucun compte des conseils qui leur étaient donnés par les dirigeants africains, elles ont mené les opérations ayant conduit à l’assassinat, il y a cinq ans, de Mouhamar Kadhafi.

Ajoutons à ce qui précède, pour faire bonne mesure, que la lutte pour la protection de la nature figurant en bonne place dans notre diplomatie, le Congo est aujourd’hui perçu à juste titre comme l’un des grands acteurs de la politique écologique mondiale.  Il en fera la démonstration spectaculaire lors de la conférence sur le « Fonds Bleu du Bassin du Congo » qui se tiendra à Oyo avant la fin du premier trimestre 2017. (à suivre)

 

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 23/9/2017 | A.E.F – F.M.M.
▶ 21/9/2017 | D’un côté …
▶ 19/9/2017 | Remise en ordre
▶ 18/9/2017 | Manhattan
▶ 16/9/2017 | Savoir
▶ 14/9/2017 | U.P.A.D.S.
▶ 13/9/2017 | P.C.T
▶ 12/9/2017 | Confiance
▶ 11/9/2017 | Ingérences