Brazzaville a abrité un forum sur la télévision numérique

Mardi 17 Décembre 2013 - 18:33

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Le 17 juin 2015 est la date retenue pour le passage de l’analogie au numérique. Un vrai défi pour l’État et les opérateurs privés. Ces derniers se sont retrouvés à Brazzaville, le 12 décembre, afin de ne pas rater l’irréversibilité technologique

Le forum de Brazzaville, à l’initiative d’Eutelsat, a réuni plusieurs chaînes privées de la République démocratique du Congo, du Tchad et de la République du Congo. Les échanges ont permis de réfléchir sur le nouveau modèle économique permettant aux opérateurs de télévision d’augmenter leurs ressources financières.

Les communications ont porté notamment sur le bouquet Eutelsat en Afrique en tant que plateforme des télévisions francophones. Intervenant à ce forum, le promoteur du groupe DRTV, Norbert Dabira, a insisté sur le regroupement en vue de relever le défi du passage au numérique. « Pendant combien de temps allons-nous encore tenir pour diffuser sur satellite si les pouvoirs publics ne nous aident pas ? Combien de temps allons-nous tenir si nous ne mettons pas nos énergies ensemble pour faire face à la concurrence et diffuser nos programmes sur satellite à moindre coût ? » Autant d’interrogations, de la part du patron de DRTV, aux allures d’hypothèses mais qui s’imposent comme des impératifs pour le Congo.

Et Norbert Dabira de conclure : « L’heure est venue de créer des synergies pour que nos chaînes, si elles veulent rester présentes dans le paysage médiatique, se mettent en commun. Notre force viendra le jour où la DRTV, MNTV, TOP TV et la Télévision nationale seront transportées sur satellite dans un même bouquet et à un coût compétitif. »  

Une interpellation à l’État au regard du retard qu’accuse le Congo, et bien d’autres pays certes, de passer de l’analogique au numérique. Norbert Dabira regrette que le Congo n’ait pas saisi les premières opportunités qu’offrait le lancement de la fibre optique. Un pays contraint, demain, de dépenser d’importantes sommes pour épouser le numérique.

 

Lydie Gisèle Oko