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Certes …

Mercredi 22 Novembre 2017 - 10:22

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Certes, il est important de « positiver » dans le moment présent comme nous l’avons écrit ici même hier, mais il l’est tout autant de faire en sorte que le rebond prévu soit plus rapide, plus fort encore que prévu. Et ceci suppose que le programme de « rupture » énoncé par le président de la République durant la campagne qui lui permit de se faire réélire pour cinq ans en 2016 soit non seulement appliqué intégralement, mais aussi accéléré le plus possible.

Dans le même temps donc où les autorités de la République s’attachent à mettre de l’ordre dans les finances de l’Etat, à supprimer les dépenses inutiles ou superflues, à lutter contre la corruption et les détournements de fonds, à stabiliser la dette publique, elles doivent impérativement redonner confiance aux acteurs petits et grands de l’économie nationale. Car c’est bien ce mouvement qui conduira les industriels, les agriculteurs, les commerçants à développer leurs activités et donc à contribuer de façon efficace au redressement qui se dessine.

Il n’est pas besoin d’avoir de longues oreilles pour entendre les plaintes que formulent à juste titre les salariés, les retraités, les opérateurs petits et grands et qui nourrissent la morosité qui s’est emparée de notre pays lorsque l’effondrement des cours du pétrole sur les marchés mondiaux a provoqué la crise présente. Dans le même temps où chacun doit se serrer, comme on dit, la ceinture, le manque de compréhension, réel ou supposé, dont fait preuve la puissance publique envers la société civile entretient un pessimisme qui lui-même aggrave le mal.

Or si des voix autorisées s’élevaient pour démontrer aux citoyens congolais que notre pays a, d’une part, les moyens nécessaires pour repartir en avant d’un bon pas et, d’autre part, la volonté de régler les uns après les autres les problèmes auxquels il fait face, il y a fort à parier que l’avenir serait perçu par chacun d’une toute autre façon. Déclinés avec les puissants moyens de communication dont dispose l’Etat, les arguments que nous avons résumés ici même hier auraient à coup sûr un effet positif sur l’opinion publique.

S’il n’est pas certain que le « dialogue national » prôné par des leaders politiques rendrait confiance au peuple, il est certain, en revanche, qu’une campagne d’information bien conduite y contribuerait fortement.

Les Dépêches de Brazzaville

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