CFCO : la reprise qui fonde les espoirs

Mercredi 2 Janvier 2019 - 18:41

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Interrompu en 2016 du fait du conflit dans le département du Pool, le trafic ferroviaire a repris le 28 novembre dernier entre Pointe-Noire et Brazzaville. Un train, parti de la ville océane, avec des produits pétroliers, a rallié la capitale congolaise, au grand bonheur de la population des localités situées le long de la voie ferrée.

La reprise du trafic ferroviaire augure de bonnes perspectives pour l’économie nationale. Elle a coïncidé avec la célébration du soixantième anniversaire de la proclamation de la République du Congo.

La rupture de ce trafic a occasionné un grand manque à gagner au Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) qui s’est vu incapable de régler certaines de ses charges régaliennes, notamment le paiement de façon régulière des salaires du personnel et des cotisations sociales.

Cette situation a également causé des dysfonctionnements du système d’approvisionnement en produits pétroliers de la capitale où l’on a observé des pénuries récurrentes de carburant.

La relance de la circulation des trains entre les deux grandes agglomérations du pays a été saluée par plus d’un observateur. Car elle symbolise le retour du climat de paix, de sécurité et de stabilité dans le Pool.  « C’est une grande joie. Il a fallu attendre deux ans pour que le train circule à nouveau entre Brazzaville et Pointe-Noire. C’est pour moi le sentiment d’un devoir accompli », déclarait le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, lors de l’arrivée du premier train à la gare de Brazzaville. « Le CFCO est réellement l’épine dorsale de notre économie. Nous l’avons constaté pendant ces deux ans d’arrêt du trafic. La population riveraine ne pouvait plus écouler les produits. Mais avec la reprise du trafic, les choses vont redémarrer sur un bon pied », renchérissait-il.  

Le CFCO assure le désenclavement de certaines localités des départements du Pool, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou. Il représente, pour la population riveraine, la voie par excellence d’évacuation des produits agricoles. Cette voie ferrée a l’avantage de relier le port maritime de Pointe-Noire et le débarcadère fluvial de Brazzaville. Elle est utile aussi bien pour les exportations que pour les importations des produits de consommation.  

Les causes de la rupture du trafic

Les actes de sabotage ont été perpétrés sur certaines installations ferroviaires dans le Pool, lors des violences armées post-électorales. C’est notamment le cas des ponts situés entre les gares de Loulombo et Kinkembo qui ont été endommagés, empêchant ainsi aux locomotives de circuler entre Pointe-Noire et Brazzaville. Les travaux de réhabilitation des ouvrages détruits ont été estimés à environ deux milliards FCFA. Construit à l’époque coloniale -entre 1921 et 1934-, le CFCO appartenait à l’Agence transcongolaise de communication (ATC) qui gérait également les ports de Brazzaville et de Pointe-Noire. C’est à l’issue de la dissolution, en l’an 2000, de l’ATC, que ces structures ont été érigées en trois entités distinctes.

Christian Brice Elion

Légendes et crédits photo : 

Arrivée du premier train à la gare ferroviaire de Brazzaville

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