Chine: les trésors de treize pays riverains de la route de la soie dévoilés à Pékin

Lundi 22 Avril 2019 - 17:11

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L’exposition « Sharing a Common Future – Exhibitions of Treasures from National Museums along the Silk Road », co-organisée par le Musée national de Chine et douze musées nationaux des pays riverains de l’Initiative Ceinture et Route (ICR), s’est ouverte à Pékin le 11 avril. Les 234 objets retracent l’histoire des échanges culturels qui ont eu lieu le long de la route de la soie.

L’intitulé de l’exposition en chinois fait référence aux shufang, vocable apparu dans un ouvrage de Ban Gu, illustre historien de l’ère des Han de l’est, qui signifie « contrées lointaines inconnues ». Pour Wang Chunfa, le directeur du Musée national de Chine, cette exposition, fondée sur le partage, permet de partager avec le monde entier les grands trésors de notre civilisation. En montrant les échanges et les influences mutuelles, tant sur le plan artistique que technique, entre les cultures des pays participant à la BRI, l’exposition met en avant l’esprit même des routes de la soie et rappelle par la même occasion que la communauté de destin pour l’humanité est un principe directeur pour le développement futur du monde.

L’exposition, divisée en deux parties, « Route terrestre de la soie » et « Route maritime de la soie », présente des objets des treize pays qui y participant, nommément la Chine, le Cambodge, le Japon, le Kazakhstan, la Lettonie, la Mongolie, Aman, la Pologne, la Corée du Sud, la Roumanie, la Russie, la Slovénie et le Tadjikistan. Chaque objet est à la fois un trésor de son pays, témoin de son histoire archéologique, et une œuvre représentative des échanges culturels et commerciaux millénaires qui se sont noués le long de la route de la soie.

D’après la présentation de l’exposition, la Chine avait, dès l’époque préhistorique, établi des liens avec la partie occidentale du continent eurasien. Dans les régions chinoises du Gansu, de Qinghai et du Henan ont été retrouvés des objets très caractéristiques de la culture de Turbino originaire de Russie. Les visiteurs de l’exposition peuvent ainsi juger par eux-mêmes des similitudes entre un fer de lance avec crochet Turbino, issu de la collection du musée, et un fer de lance en forme de feuille prêté par la Russie.

A la fin du IIe siècle avant notre ère, l’empereur Han Wudi restructure avec succès la portion est de la route de la soie. Par la suite, l’empire romain s’est également attelé à l’intégration de la partie ouest de la route de la soie en son sein. Celle-ci a ainsi pendant un certain temps été un corridor d’échanges commerciaux et culturels sûr et efficace. Les échanges est-ouest n’ont jamais cessé, comme le montre par exemple une assiette en porcelaine venue d’Iran et d’inspiration chinoise, appartenant au musée national de Pologne. En Lettonie a été retrouvé un gobelet de la dynastie chinoise des Tang. Les experts estiment que l’objet a dû transiter entre les mains de différents marchands d’Asie centrale, de Bulgarie et de pays scandinaves avant d’arriver en mer Baltique.

 

 

Par Qu Song, journaliste. Le Quotidien du Peuple

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