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Mercredi 20 Décembre 2017 - 11:30

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Dans le même temps où le Congo s’emploie à régler les multiples problèmes générés par l’effondrement brutal de ses ressources publiques, il devrait, nous semble-t-il, porter une plus grande attention à sa communication. Cela lui permettrait, d’une part, de projeter une image positive conforme à ce qu’il est réellement et, d’autre part, de rassurer une opinion publique que la désinformation pratiquée par de grands médias extérieurs contribue à plonger dans le désarroi.

Que l’on nous comprenne bien : la communication d’un pays, quelle que soit sa dimension, repose d’abord sur les services officiels dont la mission première est de rendre publiques les actions entreprises par ses différentes autorités. Elle est assurée chez nous par des personnalités qui ont parfaitement conscience de leur responsabilité et qui s’emploient effectivement, dans des conditions parfois difficiles, à faire connaître les décisions prises du haut en bas de l’édifice public. L’on ne saurait donc leur reprocher de ne pas être suffisamment présentes dans la sphère médiatique et ce n’est pas le sens de ce message.

Le problème qui se pose à nous aujourd’hui tient au fait que le développement des nouvelles technologies dans le domaine de la communication a donné aux réseaux sociaux une importance qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent et a, du même coup, favorisé la désinformation qui naît de la rumeur, du ragot, du procès d’intention, de la manipulation. Avec comme résultat que l’Etat, le gouvernement, les administrations se retrouvent en position de faiblesse face à des individus ou des groupes d’individus qui, eux, ont parfaitement compris que l’explosion planétaire du web, autrement dit de l’internet, leur confère un avantage décisif.

Il revient, bien sûr, aux autorités de mettre en place les dispositifs publics qui protègeront la société congolaise contre de telles dérives. Mais il nous revient aussi, à nous dont le métier est d’informer les citoyens sur les réalités du temps présent, de faire encore mieux entendre leur voix au Congo et hors du Congo. Et cela n’a rien d’illusoire si la puissance publique s’emploie, comme le font aujourd’hui de nombreux Etats sur les cinq continents, à soutenir les médias publics et privés dans leur difficile quête de la réalité quotidienne. Mieux vaut le savoir : l’information est et sera de plus en plus un enjeu majeur de la longue marche vers le développement durable.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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