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Convergence

Mardi 12 Décembre 2017 - 10:08

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Ce que prouvera aujourd’hui même le « One Planet Summit » qui doit se tenir sur l’île Seguin, en proche banlieue parisienne, c’est qu’il existe désormais une forte convergence entre la majorité des Etats qui composent la planète Terre et les acteurs économiques publics ou privés qui en exploitent les ressources. Une véritable révolution, si l’on y réfléchit bien, qui devrait rassurer ceux et celles, fort nombreux, qui doutaient de la capacité de notre espèce à protéger la nature après le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris annoncé récemment par l’imprévisible président Donald Trump.

Cinquante chefs d’Etat – parmi lesquels notre propre président, Denis Sassou N’Guesso –, quatre mille participants – parmi lesquels Michaël Bloomberg, Bill Gates, Richard Bronson – et des centaines d’organisations non gouvernementales – parmi lesquelles Oxfam, WWF, C40 Cities –, vont réfléchir collectivement aux actions qu’il convient d’entreprendre pour protéger l’humanité des effets du dérèglement climatique et l’amener à mieux respecter la nature qui l’entoure. Du jamais vu dans un univers capitaliste où dominaient jusqu’à présent la recherche du profit à tout prix, le culte du bénéfice immédiat, le mépris des puissants à l’égard des pays émergents, le déni des atteintes portées à l’environnement.

L’on ne saurait affirmer que le « One Planet Summit » annoncé dès son arrivée au Palais de l’Elysée par le nouveau président français, Emmanuel Macron, résoudra le problème vital à tous égards que pose la suractivité humaine, mais il contribuera certainement à la mobilisation planétaire qui seule peut sauver l’homme du désastre annoncé. Et c’est une avancée d’autant plus considérable que ce Sommet a été précédé hier, toujours à Paris,  par la troisième édition du « Climate Finance Day » qui réunissait, lui, les grands acteurs de la finance mondiale sur le thème du développement de la « Finance verte ».

Qu’il nous soit permis de rappeler aux hautes personnalités présentes aujourd’hui dans le vaste amphithéâtre de la « Seine Musicale », à Paris, que l’Afrique centrale s’est elle-même engagée de façon très concrète dans ce combat décisif à travers le Fonds bleu pour le Bassin du Congo dont la création a été décidée lors de la Conférence d’Oyo, il y a neuf mois. De leur dire aussi qu’elles seraient sages de nous accompagner concrètement dans cette noble et belle entreprise.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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