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Coopération

Mardi 5 Juin 2018 - 20:54

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Il y a, bien sûr, la coopération d'Etat à Etat qui s'inscrit dans le cadre des relations diplomatiques avec toute la pesanteur administrative que cela implique, mais il y a aussi la coopération décentralisée qui unit des villes, des départements, des institutions publiques ou privées  et qui, en revanche, peut être mise en place aussi rapidement qu'efficacement. Encore peu utilisée parce que n'étant pas perçue, à tort, comme un outil de développement bien adapté au monde très ouvert où nous vivons aujourd'hui, cette forme de coopération deviendra probablement dans les années à venir, chez nous comme partout ailleurs en Afrique, l'un des principaux ressorts de l'émergence économique et du progrès social.

Lorsqu'un élu congolais comme José Cyr Ebina, député d'Ignié dans le département du Pool, se rend en France, dans les Yvelines très précisément, afin d’organiser le rapprochement entre sa ville et Saint Cyr l'Ecole (cf la dépêche que nous publions dans le présent numéro de ce quotidien), il marque de façon claire que les élus de la République n'attendent plus tout des Etats comme ce fut trop longtemps le cas. S’il n’est ni le premier ni le dernier à agir ainsi, sa démarche témoigne d'une prise de conscience collective qui pourrait bien révolutionner à terme plus ou moins rapproché, d'une part les relations entre les collectivités locales de pays différents, d'autre part le schéma de développement des nations en voie d'émergence.

L'on ne saurait affirmer avec certitude qu’une telle action produira de bons résultats à terme rapproché, mais on peut dire et écrire sans courir le moindre risque de se tromper qu'elle s'inscrit dans une modification profonde des rapports entre les peuples du Nord et du Sud qui s’accélèrera dans les années à venir. Pour la simple raison qu'elle repose sur un dialogue humain très direct et très concret qui n'est pas soumis aux règles pesantes du carcan administratif.  

Le Congo et la France entretenant des relations personnelles en héritage d'un passé commun qui ne fut pas toujours facile, il est évident que si leurs élus s'entendent maintenant pour développer des formes de coopération plus directes, des effets positifs se feront vite sentir de part et d'autre. Et, bien évidemment, les deux nations ont tout à gagner dans un tel rapprochement.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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