Coopération UA-ONU : une nécessité et non un choix

Jeudi 19 Juillet 2018 - 14:47

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La collaboration plus étroite entre les deux organisations est un impératif, a déclaré la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies auprès de l’Union africaine (UA), Sahle-Work Zewde, lors de la réunion du Conseil de sécurité, tenue le 19 juillet à New York.  

 

 

Exhortant les pays membres de l’UA à renforcer leur coopération avec l’ONU, Shale-Work Zewde a reconnu que l'organisation panafricaine est le partenaire stratégique le plus important qui œuvre pour les questions de paix, de sécurité, de développement et de droits de l'homme.
Selon la représentante du secrétaire général, ce partenariat qui n’est pas un choix mais une nécessité s’est caractérisé, ces dernières années, par une collaboration plus étroite, des échanges d’informations et des consultations plus régulières. Il s’est illustré à travers des actions coordonnées comprenant des visites de terrain et des déclarations conjointes. La récente mission est celle effectuée par la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed au Niger, au Tchad et au Soudan du Sud en compagnie des hauts responsables de l’UA.

« Le recours de plus en plus fréquent à des missions conjointes, à des réunions d’information, à des rapports et déclarations communes illustre les progrès accomplis vers une compréhension collective des problèmes de paix ainsi que de sécurité et une approche commune pour les résoudre », a indiqué Sahle-Work Zewde, devant le Conseil de sécurité.

Par ailleurs, rappelant l’importance de la prévention des conflits pour l’ONU et l’UA, la représentante spéciale a insisté sur le fait qu’il est temps de mener davantage des analyses et des évaluations conjointes afin d’aligner les indicateurs d’alerte rapide des deux organisations.

Abordant l’épineuse question du maintien de la paix, la responsable onusienne a précisé que le secrétaire général de son institution a fait déjà savoir que le modèle actuel de lutte n’est pas adapté aux défis contemporains. Comme preuves tangibles, elle a épinglé les conflits au Mali, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud axés sur des processus de paix bloqués, une multiplicité d’acteurs, des actes tragiques de violence extrême et un nombre croissant de victimes parmi les soldats de la paix. « Une redéfinition du partage des tâches a déjà été proposée par le secrétaire général afin de reposer davantage sur la coopération avec les organisations régionales et de clarifier le mandat des opérations de maintien de la paix », a -t-elle signifié, avant de conclure qu' en ce qui concerne le financement des opérations de soutien à la paix de l’UA,  autorisé par l’ONU, le Conseil de sécurité a donné son intention positive d’étudier les mesures pratiques pour que ces opérations soient partiellement financées par des contributions des Nations unies.

 

Rock Ngassakys

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