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Jeudi 17 Août 2017 - 19:00

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Il est certain que le message aussi concis que déterminé adressé par le président de la République à la nation le 14 août a secoué la société civile congolaise. En a témoigné de façon immédiate l’afflux des citoyens de tous âges vers le Boulevard des armées dès le lendemain, afflux dont nous publions de nouvelles images dans les pages centrales du présent numéro. En témoignent maintenant également les déclarations, prises de position et manifestations en tout genre qui se multiplient pour soutenir de façon concrète les actions engagées, ou préparées, dans le but de traduire en actes le plus vite possible le redressement national voulu par la plus haute autorité de l’Etat.

Parmi les idées qui circulent dans la sphère civile il en est une qui mérite, nous semble-t-il, une attention particulière. Enoncée par des hommes politiques comme l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2009 et 2016 Anguios Nganguia Engambe, elle suggère la tenue d’un dialogue qui réunirait avant la fin du mois d’août les représentants des partis politiques de la majorité et de l’opposition ainsi que des associations de la société civile. Un dialogue qui porterait sur les mesures à prendre pour relancer l’économie, résoudre les problèmes sociaux que soulève la crise financière, consolider la paix sur toute l’étendue du territoire.

Dans le moment très particulier que nous vivons avec la mise en place définitive des institutions de la Nouvelle République, la formation annoncée d’un nouveau gouvernement, la définition d’un plan de redressement économique, l’ouverture de discussions avec le Fonds monétaire international dans le but de réduire l’endettement du Congo, la tenue d’un tel dialogue informel permettrait, d’une part, de resserrer les rangs de la société civile et, d’autre part, de convaincre la communauté internationale de la volonté des Congolais, de tous les Congolais, de repartir de l’avant sur la voie de l’émergence. Elle ne résoudrait évidemment pas les problèmes que nous devons résoudre, mais elle renforcerait la volonté collective d’y parvenir dans les meilleurs délais.

Faire en sorte que la mobilisation populaire constatée le 15 août ne faiblisse pas est aujourd’hui un enjeu stratégique. Pour le pouvoir, bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de la société civile qui se trouve plus que jamais au cœur de ce combat vital pour notre nation.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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