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Lundi 18 Décembre 2017 - 8:45

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L’occasion a été donnée, vendredi 15 décembre, aux parlementaires de l’Assemblée nationale de recevoir les membres du gouvernement pour débattre des questions à fort sensibilité nationale : crise économique, gouvernance publique, assainissement des villes, sécurité frontalière, situation du Pool, éducation, approvisionnement en eau et en électricité, santé, etc. En fait, des sujets d’actualité sur lesquels les Congolais s’épuisent en discussions de jour comme de nuit tant ils sont au cœur de leurs préoccupations quotidiennes.

Les sessions de ce type, entre le gouvernement et le parlement, ne sont peut-être pas des lieux de résolution des problèmes qui se posent au pays. Elles ont plutôt un côté instructif lorsque les parties en présence acceptent de jouer franc-jeu. Les députés ont vocation, dans ce genre d’exercice, à associer leurs voix à celles de leurs mandants, et de façon générale, de l’ensemble de leurs compatriotes, pour réclamer des ministres des éclairages sur la gestion des secteurs de leur compétence.

Dans le cas de la rencontre du 15 décembre, évidemment, il n’a pas échappé aux Congolais qui l’ont suivie en direct à la radio et la télévision nationales de noter que la crise que vit leur pays est profonde. Et qu’elle n’est pas seulement économique et financière, sa phase la plus visible largement commentée. Elle est peut-être pour l’essentiel structurelle, d’où l’impérieuse nécessité des réformes dont parle le gouvernement depuis quelque temps. On imagine, bien sûr, que là est le côté le plus sensible du mode opératoire qui consiste à bouger les places et ceux qui les tiennent.

Il y a eu cet exemple pris par le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, sur la situation générale de l’opérateur historique en matière de production et de fourniture de l’électricité. A ses yeux, une machine lourde assez difficile à retourner. Peut-être y a –t-il comme cet opérateur-là bien d’autres qui sont logés à la même enseigne, en un mot qui méritent d’être réformés, mais résistent fortement. Comment les remuer ?

Les crises étant source de tensions, elles génèrent aussi des idées novatrices. A la vérité, il se dégage chez les Congolais l’unanimité pour que les pouvoirs publics corrigent les dysfonctionnements constatés ou dénoncés. Il serait difficile de les mettre en œuvre si la communication ne prend pas une part importante dans les débats qui agitent notre société aujourd’hui. Communiquer avec la population, communiquer à tous les niveaux, communiquer et expliquer, voilà qui pourrait davantage rapprocher les gouvernants des gouvernés et permettre au Congo d’avancer. 

Gankama N'Siah

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