Droits de l'homme : six cent vingt cas d’atteinte recensés au mois d’août

Mercredi 19 Septembre 2018 - 17:10

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Selon le rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), les agents de l’Etat sont responsables de près de 66% des violations documentées à travers le pays.

Le rapport du  BCNUDH couvrant le mois d'août, présenté le 18 septembre à Kinshasa, accable les agents de l’Etat responsables de près de 66% de nombreuses exécutions extrajudiciaires documentées à travers la République démocratique du Congo (RDC). Vingt-quatre victimes ont été recensées par cette structure onusienne qui note une augmentation du nombre de violations commises par ces agents de l’Etat. Le chiffre aurait presque doublé par rapport à juillet dernier.

Dans l’ensemble, le rapport fait état de six cent vingt cas de violations des droits de l’homme en RDC, soit une hausse par rapport aux cinq cent quinze violations documentées en juillet. Là-dessus, la part des agents de l’Etat, principalement les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) est on ne peut plus prépondérante. « Parmi toutes les parties au conflit, les militaires des Fardc ont commis le plus grand nombre de violations dans ces provinces (32%), tandis que les combattants des Forces de résistance patriotique de l’Ituri sont les principaux auteurs parmi les groupes armés (9%) », soutient le doucument.

Quant aux exécutions sommaires par des groupes armés (cinquante-six victimes), elles demeurent préoccupantes, selon le BCNUDH qui fait état cependant d'une baisse relative du nombre de cas d’atteintes recensés qui leur sont attribués. Ces bévues sont généralement le fait de diverses factions Raïa Mutomboki au Sud-Kivu ainsi que des Forces démocratiques de libération du Rwanda et des Maï-Maï Mazembe opérant au Nord-Kivu.

Sur un autre chapitre, l’ONG internationale de défense des droits de l’homme dénonce notamment la restriction de l’espace démocratique, l’usage disproportionné de la force contre les partisans des opposants et l’exclusion de certains acteurs politiques du processus électoral.

Alain Diasso

Notification: 

Non