Energie électrique du Congo : des pratiques professionnelles peu commodes

Lundi 11 Février 2019 - 11:15

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En dépit du changement de dénomination, l’ex-Société nationale d’électricité n’a pas changé ses « mauvaises » méthodes de travail, le personnel étant  resté le même.

Que de plaintes de la part  des clients de la société Energie électrique du Congo (E2C), suite à  la surfacturation constatée au terme de près de deux mois de délestage d’électricité à Brazzaville et à Pointe-Noire, d’octobre à novembre 2018 !  

Malgré les annonces du ministre de tutelle, Serge Blaise Zoniaba,  devant les députés,  rassurant  les abonnés de la revue à la baisse des factures pendant cette période exceptionnelle, de nombreux clients ont reçu des factures aux montants deux fois plus élevés que ce qu’ils payent d’habitude. Quel contraste !

Le service du  contentieux de la société ne désemplit pas. Peine perdue, parce que personne n’a reçu une suite favorable, à quelques exceptions près. Que se passe-t-il ? Telle est la question que se posent plusieurs clients de la E2C.

Les réponses sont nombreuses. Les uns évoquent une pratique devenue courante des  agents chargés de relever les index qui ne  passent plus passer dans les ménages, se contentant d’en imaginer les chiffres. D’autres parlent d’une négligence professionnelle doublée de l’ambition inavouée de vouloir escroquer les clients.

De nombreux abonnés soutiennent les deux thèses et sous-tendent leur argumentaire par des pratiques professionnelles qu’ils observent quotidiennement aux différents guichets lors de la paie des factures qui justifient leur déconsidération par l’entreprise.  

Parmi ces pratiques malveillantes, un client avait été marqué négativement par un geste. En effet, la société a modernisé la paie des factures en instituant un système de tickets numérotés à la direction générale. Ce qui est une bonne chose car, le passage au guichet se fait progressivement suivant l’ordre d’arrivée. Mais, que constate-t-on. Des caissières et caissiers interpellent certains clients de la  main ou  de la tête. Quelle horreur !

On a assisté, il y a quelques jours,  à une scène grossière. Une personne arrivée au guichet après tant d’autres qui attendaient leur tour depuis de bonnes heures, est passée directement à la caisse où elle a été vite servie. Une injustice décriée par  l'assistance mais, sans vergogne, la caissière a simplement répondu que la  personne ayant bénéficié de cette faveur serait un gros client. Les autres ayant  mal pris cette réaction ont exprimé leur mécontentement par des cris de désapprobation.

Alors, si la E2C a des clients privilégiés dit "gros", qu'elle pense à l'ouverture des caisses des VIP comme c'est le cas dans certaines banques de la place. Ainsi, justice sera faite et la frustration réduite.  

Ce sont autant de pratiques qui illustrent que  la E2C méprise ses abonnés. À tout cela, il est à ajouter les coupures intempestives et abusives d’électricité dans certains quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire,  causant un grand manque à gagner aussi bien  aux commerçants qu’aux autres abonnés dont les ménages font  des réserves de victuailles, en cette période de crise financière.

Tout compte fait, de nombreux Congolais s’accordent que l’on est face à une problématique entre la restauration de l’ordre ancien et les défis de la E2C.

 

  

   

   

 

La Rédaction

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