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Et l’an 2017 fut … (1)

Mardi 26 Décembre 2017 - 10:41

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Alors que s’achève une année qui ne s’inscrit certainement pas dans les meilleures que notre pays ait vécues ces dernières décennies, il n’est pas inutile de dresser un bilan schématique des douze mois dont nous vivons les dernières journées. C’est donc ce que nous ferons ici même tout au long de cette ultime semaine de l’an 2017.

Premier constat aussi évident que peu agréable : 2017 a confirmé le fait qu’en dépendant quasi exclusivement des hydrocarbures, l’économie congolaise est vouée, sinon au désastre du moins à une succession de crises qu’il est impossible de prévenir puisqu’elles sont le résultat de désordres planétaires. Chacun de nous en ayant fait l’amère expérience et payant au prix fort la crise générée par l’effondrement brutal des cours de l’or noir sur les marchés mondiaux, la cause est entendue : si nous voulons, demain, progresser sur la voie du développement durable que nous avons choisie au sortir des guerres civiles de la fin du siècle précédent, nous devrons diversifier notre économie en faisant notamment de l’agriculture et de l’agro-industrie l’un des pivots de notre économie.

C’est bien la leçon que les autorités de notre pays ont tirée sans plus attendre des troubles de toute nature que nous avons connus ces douze derniers mois ainsi qu’en témoignent les actions engagées pour franchir les obstacles qui s’accumulaient devant nous. D’où cette première conclusion, que certains jugeront certainement déplacée mais que nous croyons juste, selon laquelle 2017 marque un tournant décisif dans la modernisation de notre économie et nous permet d’envisager l’avenir avec sérénité.

Doté de ressources naturelles immenses, le Congo est certainement, en dépit de la crise financière qu’il traverse, l’un des pays de l’Afrique centrale et plus largement du Bassin du Congo qui progressera le plus vite s’il met de l’ordre dans sa gouvernance interne, c’est-à-dire s’il gère mieux ses finances, réduit le poids excessif de l’Etat et de ses administrations, aide le secteur privé – commerce, industrie, finance, agriculture, aquaculture … – à se développer, lutte de façon plus efficace contre la corruption et l’évasion de capitaux, bref applique enfin les règles qui ont fait preuve de leur efficacité dans de nombreux pays sur les cinq continents.

Telle est bien, nous semble-t-il, la première conclusion qu’il convient de tirer de l’année difficile qui s’achève.

 

 

 

 

 

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