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Et l’an 2017 fut … (2)

Mercredi 27 Décembre 2017 - 12:02

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Au-delà de la crise financière, économique, sociale provoquée par la chute brutale des cours de l’« or noir » sur les marchés mondiaux, ce qui a marqué de façon négative l’année 2017 dont nous vivons les derniers jours a été, bien sûr, la crise du Pool. Déclenchée de façon incompréhensible par celui qui se fait appeler « Pasteur Ntoumi », elle a plongé dans un trouble profond une partie de ce département à qui pourtant l’achèvement des grands travaux d’infrastructure engagés dès la fin des guerres civiles de 1997 et 1998 promettait un bel avenir. Et, bien sûr, elle a contribué fortement à dégrader sur le plan international l’image de pays pacifié  que le Congo avait su construire  au fil des ans.

Voici cependant que, contrairement aux pronostics pessimistes formulés depuis des mois par nombre d’observateurs intérieurs et extérieurs, la sortie de crise a été confirmée en fin de semaine dernière par la conclusion, à Kinkala, de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signé par le gouvernement avec Frédéric Bintsamou. Un accord qui résulte directement de la réunion des sages, tenue à Brazzaville trois mois auparavant sous l’autorité du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, et qui permettra aux jeunes lancés dans une vaine guérilla de regagner la société civile, rendant du même coup aux citoyens du Pool la liberté qui leur avait été indûment confisquée.

Le retour de la paix dans cette partie du territoire national illustre parfaitement le fait qu’en dépit des difficultés auxquelles il se trouve présentement confronté, le Congo, notre Congo, puise toujours en lui la force nécessaire pour restaurer sa paix interne lorsque celle-ci se trouve menacée. Reconstruite  non par la force brutale comme cela se produit trop souvent sur les cinq continents que compte la planète mais par le dialogue, la concertation, autrement dit le respect de l’autre, son unité va lui permettre de reprendre sa marche vers l’émergence.

Des faits qui ont marqué d’un sceau indélébile l’année très particulière que nous venons de vivre, nous pouvons tirer la conclusion que la gravité des problèmes auxquels il se trouve confronté n’empêchera pas notre pays de se redresser afin de  préparer un avenir meilleur. Et c’est bien le message qu’il convient aujourd’hui de délivrer à la société civile qui a été durement frappée, mais qui n’a à aucun moment cédé aux appels à la violence lancés par de mauvais démons.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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