Formation du gouvernement : le Mouvement de libération du Congo décline l'offre

Mardi 22 Janvier 2019 - 16:00

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Parti-phare affilié à la coalition « Lamuka » ayant soutenu bec et ongles la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle du 30 décembre, la formation politique de Jean-Pierre Bemba écarte toute éventualité de faire partie de l'exécutif en gestation.

Selon toute vraisemblance, la prochaine équipe gouvernementale pourrait être celle d’ouverture, tel que suggéré par de nombreux partenaires de la République démocratique du Congo qui y voient une formule idoine pour minimiser les tensions politiques et préserver la cohésion nationale, au lendemain d’une élection contestée par une partie de l’opposition et la société civile.

Quelle que soit la forme que va afficher ce gouvernement, le Mouvement de libération du Congo (MLC) se dit déjà non partant, à en croire les propos de sa secrétaire générale et directrice adjointe de l’équipe de campagne de Martin Fayulu, citée par actualités.cd. « Nous ne pouvons pas participer à un gouvernement sur fond de corruption. Nous nous sommes battus pour un Etat de droit. L’Etat de droit ne signifie pas arrangement, combine et combinaison pour gérer le pouvoir. Ce qui est mal conçu, ce qui est mal préparé va continuer négativement », avait-t-elle déclaré.

Récidivant dans un autre média, Le Congo profond, ce cadre du MLC écarte d’emblée toute perspective de rapprochement ou de collaboration entre les deux principales forces de l'opposition congolaise, Lamuka et Cap sur le changement. La coalition dont elle est affiliée, a-t-elle déclaré, ne peut pas travailler avec Félix Tshisekedi qui, d’après elle, exercera un pouvoir de corruption et d’iniquité. Ancien membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social d’où elle s’est forgée sa stature de politique aguerrie, Eve Bazaïba regrette que ce parti ait perdu le sens de son combat historique pour se muer aujourd’hui en un parti affairiste.

Parlant de Félix Tshisekedi, elle estime qu’il a hérité d’un cadeau empoisonné de la part de Joseph Kabila, en acceptant de prendre le pouvoir qu’il sait pourtant être gagné par un autre candidat. « Félix Tshisekedi n’a pas gagné et il le sait bien. On lui a montré qu’il était troisième derrière même Shadary. On lui a donné le pouvoir pour garantir les intérêts de la continuité. Mais qu’il sache que le pouvoir qu’on lui donne est un cadeau empoisonné », a-t-elle martelé. Loin de se résigner, Eve Bazaïba soutient que la lutte pour le rétablissement de la vérité des urnes va se poursuivre. Contre vents et marées.    

Alain Diasso

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