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HEC

Lundi 18 Juin 2018 - 20:56

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Impressionnante à tous égards a été la cérémonie de remise des diplômes de "Masters" qui s'est déroulée samedi après-midi, sur le campus de la très prestigieuse école des Hautes études commerciales (HEC en sigle) à Jouy en Josas, près de Paris. Impressionnante, bien sûr, parce que plus de sept cents cadres venus de tous les horizons de l'économie y fêtaient la fin de leur cursus. Impressionnante aussi et surtout parce que ces hommes et ces femmes, jeunes et volontaires, incarnaient plus de cent pays différents et donnaient par conséquent une dimension planétaire à cette manifestation.

Ouvrant la cérémonie, Jean-Paul Vermès a rappelé avec force le rôle que HEC joue aujourd'hui dans la formation des cadres supérieurs sur les cinq continents.  Rappelant que l'école s'est fixée trois objectifs majeurs qui sont l'innovation, la créativité et l'excellence, il a souligné le fait que dans le monde en pleine mutation où nous vivons avec le développement des nouvelles technologies qui effacent l'espace et le temps, qui créent un espace mondial en évolution constante, qui rapprochent les peuples comme jamais auparavant, l'institution qu'il préside entend bien être l'un des moteurs de ce changement radical.

Si nous évoquons ici même ce propos, ce n'est pas simplement pour envoyer un message amical aux dirigeants de l'école, mais c'est parce que HEC tourne à juste raison aujourd'hui son regard vers notre continent. Formant déjà de nombreux Africains qui viennent compléter leur formation dans ses murs avant de repartir dans leur pays d'origine pour y exercer de hautes et souvent très hautes fonctions, contribuant sur place, c'est-à-dire dans des pays comme le nôtre à la modernisation des administrations et des services d'Etat, l'école entend désormais être encore plus présente sur un terrain où se jouera pour une large part le destin de l'humanité dans les décennies à venir.

Il nous semble évident, dans un tel contexte, que HEC doit maintenant être présente de façon constante dans les pays comme le nôtre qui se sont dotés ces dernières années des infrastructures universitaires sans lesquelles cette révolution resterait dans le domaine du rêve. L'Université panafricaine de Kintélé, qui ouvrira prochainement ses portes dans la banlieue nord de Brazzaville, n'est-elle pas un lieu idéal pour la réalisation de ce grand dessein ?

 

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