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Il se pourrait ...

Jeudi 5 Janvier 2017 - 19:04

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Rien n'étant jamais certain en ce bas monde, mieux vaut prendre avec précaution plutôt que tenir pour argent comptant l'idée selon laquelle les ressources de l'Etat congolais augmenteront de façon significative dans les semaines à venir. Et, par conséquent, continuer d'avancer résolument, sans dévier d'un pouce, sur la voie de la rigueur tracée par les plus hautes autorités de l'Etat.

Il sera toujours temps, en effet, de desserrer l'étau qui nous étouffe quelque peu lorsque les cours du pétrole sur les marchés mondiaux se seront redressés durablement, faisant ainsi rentrer dans les caisses des finances publiques les sommes qui lui font si cruellement défaut dans le moment présent. Faire preuve de sagesse en ce début d'année 2017 où l'on est tenté de parier sur cette hausse s'impose plus que jamais comme une obligation individuelle et collective.

Ceci étant dit il se pourrait bien, effectivement, que la crise dont nous sommes victimes comme la plupart des pays du Golfe de Guinée, prenne fin plus vite et donc plut tôt que prévu. Non parce que les grands pays producteurs de pétrole se sont entendus pour limiter leur production de façon significative, mais parce que les lignes bougent rapidement sur la scène internationale et modifient fondamentalement les données dans ce domaine stratégique entre tous.

Ce qui se passe dans le monde arabe, où des pays qui jusqu'à présent paraissaient stables sur le plan intérieur donnent aujourd'hui des signes de déstabilisation pour le moins inquiétants, ne peut que générer à plus ou moins court terme des tensions qui elles-mêmes se traduiront inévitablement par une forte réduction de la production de l'or noir dans cette partie du monde. Avec comme conséquence le fait que la zone géographique dans laquelle nous vivons verra affluer vers elle les grands pays industriels qui, faute de ressources nationales, sont contraints de s'approvisionner en pétrole et en gaz sur le marché mondial.

Il est évident, dans un tel contexte et face à une telle perspective, que la stabilité de chacun des pays du Bassin du Congo devient un enjeu majeur pour la communauté régionale tout entière. Et que, de ce fait, le processus d'intégration devient pour tous une priorité absolue. Affaire à suivre donc de très près !   

 

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