Interview Julien Makoundi-Tchibinda : « le RDPS n’a pas reculé bien au contraire, il connait une évolution significative »

Lundi 28 Septembre 2020 - 19:00

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Deuxième parti de la majorité présidentielle, le RDPS (Rassemblement pour la démocratie et le progrès social), a des efforts et un travail constants à fournir, il a l’obligation par ses dirigeants de bien tenir le gouvernail. Le secrétaire général de ce parti, Julien Makoundi-Tchibinda, a donné le week-end dernier, les grandes lignes de sa formation politique, notamment ses engagements électoraux.

Les Dépêches de Brazzaville(L.D.B): la tenue du congrès est déjà dans les esprits des militants, est-ce que le parti a déjà arrêté un calendrier ?

Julien Makoundi-Tchibinda (J.M.T): Sur la base des textes qui régissent le parti, il est retenue en bonne place, la tenue d’un congrès tous les cinq ans. Ainsi, le parti qui a,  à sa tête le camarade Jean-Marc Thystère Tchicaya, assisté d’une coordination, avait déjà fait une proposition au comité directeur sur la tenue de deux grands événements, notamment, le congrès ordinaire et le 30e anniversaire de la création du RDPS.  Du point de vu statutaire le congrès est retenu pour la fin de l’année, mais nous avons une contrainte de taille et exogène au fonctionnement normale du parti, notamment le Covid-19, qui nous oblige à nous arrimer au protocole sanitaire retenu par les instances dirigeantes du pays.

L.D.B : En mai 2017, le RDPS a lancé une campagne nationale d’adhésion au parti pour renforcer sa base militante, mais cette même année, le parti régresse et ne remporte que trois sièges aux législatives et quatre aux sénatoriales. Est-ce que ce congrès est un programme de réorganisation qui va permettre au RDPS de faire peau neuve ?

J.M.T: non il faut regarder sur toute la ligne, aujourd’hui, le RDPS dans ses rencontres a trois députés, quatre sénateurs et un ancrage local assez prononcé puisque nous avons près de 45 conseillers locaux, ce qui fait de nous la deuxième force de la majorité, nous ne dirons pas que cette moisson est négligeable. Le RDPS tient sa place, renforce son encrage politique tant national que local. Il corrigera sa copie pour que 2022 lui apporte une meilleure moisson.

L.D.B : Créé en 1990, le RDPS a 30 ans aujourd’hui d’années d’existence,  le parti se réjouit-il des objectifs atteints ?

J.M.T: Cette question est aussi subjective qu’objective,  d’abord la création d’un parti politique, c’est la conquête pacifique et démocratique du pouvoir, à ce jour nous avons participé à la gestion du pouvoir et à sa conquête, je crois que ces deux objectifs sont atteints ; aujourd’hui le RDPS dans son fonctionnement tant formel que fondamental participe à ces deux objectifs, notamment la conquête et l’exercice pacifique et démocratique du pouvoir.

L.D.B : Chaque fois que le RDPS a tenu son congrès il y a toujours eu un changement, par exemple en 2009, lors du deuxième congrès ordinaire, Bernard Mbatchi était élu président et en 2015 lors du premier congrès extraordinaire, Jean-Marc Thystère Tchicaya est élu président du parti. Alors que nous réserve ce congrès ?

J.M.T: Déjà ce congrès tel qu’il se pointe à l’horizon a un caractère d’ouverture, je dirais c’est un congrès de maturité. Le congrès de 2009 avait un signe particulier, on venait de connaître un évènement grave, la disparition de notre président fondateur, à ce titre une évolution s’imposait. Et en 2015 Bernard Mbatchi est descendu de la charge et de façon consensuelle nous avons porté à la tête du parti le camarade Jean-Marc Thystère Tchicaya et là, nous nous apprêtons à aller au prochain congrès. Je tiens à vous dire que depuis 2015 le parti se porte bien, dans sa gestion, sa constance et son évolution,  il se gère bien dans son fonctionnement et dans sa gestion quotidienne, les structures du parti sont à leur place, je pense que nous allons à un congrès totalement apaisé, car aujourd’hui, rien de fondamental n’est reproché à cette classe dirigeante.

L.D.B : autrefois troisième force politique du pays, le RDPS a reculé d’un cran, ce congrès va-t-il permettre aux cadre de ce parti d’élaborer et d'adopter une charte censée définir l’identité du parti pour les prochaines années ?

J.M.T:  Ce n’est pas au prochain congrès de définir l’identité du parti, le RDPS a une identité forte, le respect des valeurs d’égalité, d’équité, de justice sociale, de tolérance, de travail et de progrès, ces valeurs-là qui constituent l’identité même du RDPS n’ont pas varié et ne vont jamais varier tant que nous continuerons à fonctionner sur la base des textes qui régissent le fonctionnement de notre parti.  On ne peut pas définir une nouvelle identité à ce parti, parce qu'il a une âme qui sous-tend sa vie.

L.D.B : Aujourd’hui, quelle est la place du RDPS dans l’échiquier politique du pays ?

J.M.T: Comme je l’ai dit précédemment, le parti n’a pas reculé, il progresse ; nous croyons aujourd’hui qu'il est dynamique,  représentatif tant au niveau local que national, les structures intermédiaires se gèrent à merveille et il n’y a que les motifs de satisfaction dans la marche vers le progrès. 

L.D.B : Quel est votre mot de fin ?

J.M.T: Le RDPS est le deuxième parti de la majorité présidentielle, à ce titre il a des efforts à fournir et un travail constant à pérenniser, il a l’obligation par ses dirigeants de bien tenir le gouvernail pour mieux se conduire. Et c’est ce que la coordination du bureau politique avec à sa tête le camarade Jean-Marc Tchystère Tchicaya s’oblige à entreprendre, étant le deuxième parti de la majorité nous avons l’obligation de travailler d’avantage pour justifier non seulement ce rang, mais également le progrès et la pérennité tant attendue par nos militants, nos structures intermédiaires et celles de la base. 

 

  

Hugues Prosper Mabonzo

Légendes et crédits photo : 

image: Julien M.T crédit photo "DR"

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