Levée de l’état d’urgence à Kinshasa : application à dents de scie des gestes barrières

Mercredi 29 Juillet 2020 - 13:23

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Après la déclaration du commissaire provincial de la ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo a enjoint les éléments de la police d’interpeller toute personne n’ayant pas porté correctement le cache-nez. Et les Kinois n’ont pas manqué de réagir à cette injonction.

Dans la foulée des réactions, nombre de Kinois apprécient à sa juste valeur l’initiative de la police se référant aux cas de plusieurs pays, notamment les grandes puissances, qui ont confiné à nouveau  et ce, après seulement quelques mois de confinement. « Oui, il faut que les gestes barrières puissent être respectés, car la maladie n’est pas partie, elle est encore parmi nous. Plusieurs autres pays bien organisés avaient déconfiné et maintenant ils sont en train de confiner à nouveau leurs populations », commentent plusieurs Kinois.

Par ailleurs, certains ont condamné la manière dont certains éléments de la police s’y prennent , mettant de l’emphase sur la violence à exercer sur les récalcitrants et le traumatisme qu’ils causent au sein de la population déjà traumatisée avec la montée en flèche du dollar américain et les conditions de vie difficiles engendrées  par la pandémie de covid-19.« La maladie existe, nous ne refusons pas, mais nous n’apprécions pas la manière dont les autorités s’y prennent depuis le début de cette maladie. Aucun accompagnement des autorités, par exemple assister la population en distribuant les masques. Par contre, les éléments de la police brutalisent la population sur le port des masques et lui oblige une amende de 5000 FC alors que celle-ci vient de passer trois mois à la maison », réagit un jeune kinois sous le sceau de l’anonymat.

D’autres continuent à émettre des doutes quant à l’existence de la maladie en RDC, surtout avec la dernière sortie médiatique de celui que l’on surnomme le patriarche de la pandémie à coronavirus en RDC, à savoir le premier cas déclaré positif à la covid-19. Ce dernier a, en effet, avoué avoir été forcé à admettre qu’il était malade. Il est à noter que sur cette déclaration, le démenti du ministre de la Santé, Eteni Longondo, n’a pas tardé. Il sied de souligner que les Kinois en général respectent les mesures barrières en ce qui concerne le port de masques, ou encore la distanciation physique. Cependant, leur comportement laisse à désirer et ne cadre pas toujours avec les exigences sanitaires qu’impose la pandémie.

Christopher Khonde (stagiaire)

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