Libye : l’ONU demande une enquête sur les charniers

Lundi 15 Juin 2020 - 13:00

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Face à la découverte de huit fosses communes en Libye ces derniers jours à Tarhouna au sud-est de Tripoli, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a demandé une « enquête approfondie et transparente ».

La Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) a annoncé jeudi la découverte d'au moins huit tombes à Tarhouna, à environ 100 kilomètres au sud-est de la capitale, Tripoli, qui était autrefois un bastion des forces du général Haftar, lors de sa campagne de prise de Tripoli, qui dure maintenant depuis plus d'un an.

Dans une déclaration publiée le 13 juin, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que le secrétaire général demande une « enquête approfondie et transparente » et que les auteurs de ces actes soient traduits en justice. Il a notamment appelé les autorités à « sécuriser les fosses communes, identifier les victimes, établir les causes de la mort et restituer les corps aux proches », avant d’assurer, à cet égard, le soutien des Nations unies à la Libye.

« Le secrétaire général rappelle une fois de plus à toutes les parties au conflit en Libye leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme », a déclaré le porte-parole, ajoutant que Antonio Guterres « réitère son appel à une cessation immédiate des combats en Libye afin de sauver des vies et de mettre fin aux souffrances des civils ».

Par ailleurs, le chef de l’ONU se félicite de la reprise des travaux de la Commission militaire mixte libyenne, et espère qu'un cessez-le-feu sera bientôt conclu. Mercredi, la Manul a déclaré que les autorités soutenues par l'ONU et l'Armée nationale libyenne sont « pleinement engagées » dans le troisième cycle de négociations.

Au cours d'une récente réunion du Conseil de sécurité sur la Libye, Stephanie Williams, la cheffe de la Manul, a indiqué que les Libyens devaient faire face à des bombardements presque constants et à de fréquentes coupures d'eau et d'électricité pendant le mois sacré du Ramadan.

« De ce que nous observons en termes d'afflux massif d'armes, d'équipements et de mercenaires dans les deux camps, la seule conclusion que nous pouvons tirer est que cette guerre va s'intensifier, s'élargir et s'approfondir - avec des conséquences dévastatrices pour le peuple libyen », a-t-elle notifié au Conseil.

Josiane Mambou Loukoula

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