Lutte contre la désertification : le Congo prend toute sa part au défi de Bonn

Samedi 15 Juin 2019 - 16:00

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

A l’occasion de la célébration de la journée prévue le 17 juin, sur le thème « Construisons l’avenir ensemble », la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, a réaffirmé, au nom du gouvernement, la volonté du pays de s'engager dans l'effort mondial dont l’objectif est de restaurer cent cinquante millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2020, et trois cent cinquante millions d’hectares d’ici à 2030.

Depuis 1995 et conformément à la résolution 49/1995 de l’Assemblée générale des Nations unies, la communauté internationale célèbre, le 17 juin de chaque année, la Journée mondiale de lutte contre la désertification. Un événement instauré dans l’objectif de promouvoir la sensibilisation des différentes parties prenantes aux questions relatives à la désertification et à la dégradation des terres, dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, a précisé la ministre du Tourisme et de l’environnement.

Le thème de cette année, a-t-elle indiqué, interpelle tout le monde, à l’heure où les changements climatiques menacent l’existence de chacun des humains sur la terre. « Il s’agit pour nous de nous déterminer sur le monde dans lequel nous vivons, celui dans lequel nous voulons vivre et finalement celui que nous voulons léguer à nos enfants. Il s’agit également de mener une réflexion sur les politiques, programmes et projets mis en œuvre à ce jour pour lutter contre la désertification et la dégradation des terres qui affectent durablement les écosystèmes et accentuent le changement climatique », a déclaré Arlette Soudan-Nonault.

Pour la ministre du Tourisme et de l’environnement, la désertification et la dégradation des terres sont dans la plupart des cas le résultat des activités humaines. Les pratiques culturales, la production du bois énergie, l’exploitation forestière illégale, l’urbanisation anarchique, le changement climatique sont autant de causes identifiées, à l’origine de la dégradation des terres et de la désertification.

Le Congo a déjà  ses propres cibles de neutralité en la matière 

Depuis son adhésion à la Convention en 1999, le Congo, a rappelé Arlette Soudan-Nonault, n’a cessé de se préoccuper de la problématique de la dégradation des terres et de travailler à sa résolution . C’est ainsi que, a-t-elle assuré, le pays est partie prenante à plusieurs initiatives parmi lesquelles le Partenariat TerrAfrica, établi en 2005, qui vise à soutenir les gouvernements des pays d'Afrique subsaharienne dans leurs efforts de coordination des interventions et des ressources pour une intensification de bonnes pratiques de gestion durable des terres ; le Programme de définition des cibles de neutralité en matière de dégradation des terres initié par la Convention, en 2015, afin d’assurer une gestion durable des forêts, de lutter contre la désertification, de mettre fin à la dégradation des terres et à la perte de la biodiversité et de lutter contre les changements climatiques.

La neutralité en matière de dégradation des terres jouera un rôle central dans le renforcement de la résilience des communautés rurales contre les chocs et aléas climatiques, a fait savoir la ministre du Tourisme et de l'environnement, soulignant que le Congo a déjà défini ses propres cibles de neutralité en matière de dégradation de terres.

Enfin, a-t-elle dit, le pays prend toute sa part au défi de Bonn ou Bonn Challenge, qui est un effort mondial dont l’objectif est de restaurer cent cinquante millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2020, et trois cent cinquante millions d’hectares d’ici à 2030. Plusieurs initiatives sont menées aux niveaux mondial, régional et national pour lutter contre la désertification et la dégradation des terres. Beaucoup de choses se font, mais beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif de zéro dégradation des terres, a admis la ministre.

La Commission climat du Bassin du Congo, présidée par le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, et dont le plan d’investissement climat est en cours d’élaboration, permettra de toute évidence de renforcer les synergies dans l’action tant au niveau régional que national en faveur de la gestion durable des terres. L’enjeu ultime étant, au-delà du Congo, de préserver ce bassin, deuxième poumon écologique au monde après l’Amazonie.

« Il est donc question d’adopter des pratiques agricoles moins destructrices de l’environnement, de diversifier nos sources d’énergie, de mieux penser notre urbanisation, de lutter contre l’exploitation forestière illégale et de diversifier notre économie. Nous devons par conséquent tous nous mobiliser, l’Etat, la société civile, le secteur privé, pour protéger la planète par la préservation et la restauration de nos terres car, un sol sain génère la vie, détermine la qualité et la quantité des aliments que nous consommons, et plus généralement la qualité des services que les écosystèmes nous fournissent », a conseillé la ministre, ajoutant que si les terres sont bien gérées, elles peuvent fournir non seulement assez de services pour survivre mais aussi un lieu où les individus et les communautés peuvent construire un avenir meilleur.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

La ministre du Tourisme et de l'environnement rendant public le message au nom du gouvernement

Notification: 

Non