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Malgré tout!

Samedi 14 Décembre 2019 - 12:50

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Autant ne pas se voiler la face et dire ce qui doit l’être sans parti pris. En Algérie, la contestation populaire en cours depuis dix mois est bien profonde et même justifiée, si on écoute les arguments des manifestants. Chacun a pu néanmoins se rendre compte qu’en l’absence d’un meneur du moment nommément identifié, l’objectif qui consistait à démanteler l’ancien système tel qu’il s’est ramifié au fil des décennies, ne pouvait être facilement atteint.

L’autre réalité algérienne est bien cette élection présidentielle du 12 décembre, pour laquelle cinq candidats étaient en lice. Au final, l’un d’eux, Abdelmajid Tebboune, 74 ans, sans doute pas le moins lié à la nomenklatura honnie par les Algériens mais qui paraît avoir des arguments de renouveau à faire valoir, a été élu avec un suffrage somme toute respectable de 58, 15%.

On a entendu beaucoup de commentaires sur le taux de participation (39,83%) jugé faible, historiquement faible, a-t-on ajouté, comparé à ceux produits lors des précédentes consultations de l’ère démocratique dominée, cela va sans dire, par l’ancien président Abdelaziz Bouteflika et son parti, le Front de libération nationale. On voudrait presque s’accrocher à ces chiffres passés qui, bien qu’élevés, n’avaient pas bonne presse d’autant qu’on les disait frauduleux.

Mettons, malgré tout, que le nouveau président parvienne à s’installer, se mette au travail avec ceux et celles qui porteront avec lui le projet de renouveler en profondeur les us et coutumes politiques dans son pays, ne serait-il pas utile de lui laisser un peu de temps ? Nous savons l’Algérie confrontée à de nombreux défis comme tous les pays du monde, surtout comme tous les pays africains.

Ayant connu le pire des violences durant la décennie 1990, les Algériens rêvent désormais d’un Etat de droit qu’ils voudront continuer de bâtir de leurs propres mains. Pour cela, ils devraient garder la sagesse de voir leur pays se relever des pertes possiblement lourdes que le mouvement qui les a rassemblés, à juste titre, les dix derniers mois, ont pu causer à leur économie. Cela s’appelle être vigilant et tolérant.

Les Dépêches de Brazzaville

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