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Vendredi 10 Mai 2019 - 12:47

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Si le chef de la délégation du Fonds monétaire international (FMI) venue discuter à Brazzaville des conditions de l’accord de long terme qui permettra au Congo d’assainir ses finances publiques, si donc cette personnalité a tenu avant son départ, mercredi, les propos très positifs que nous avons relayés hier dans nos colonnes, c’est bien parce qu’un pas décisif a été franchi sur cette voie. Et nous pouvons donc pousser le « ouf » de soulagement que nous espérions tous depuis si longtemps.

Ceci étant dit, ou plutôt écrit, les autorités de la République seraient sages d’anticiper la décision que prendra dans les prochaines semaines le Conseil d’administration du FMI et d’adopter d’ores et déjà les dispositions qui accélèreront fortement le processus de relance économique et sociale qui se profile à l’horizon. Non pas en accroissant les dépenses publiques au risque de rendre plus difficile le retour à l’équilibre du budget de l’Etat, mais en incitant les acteurs économiques petits, moyens et grands à développer leurs activités et donc à créer de la richesse.

Il n’est pas besoin d’être, comme on dit, un grand clerc pour esquisser les mesures qui auraient un effet aussi positif qu’immédiat dans ce domaine. A commencer par les deux décisions phares que seraient, d’abord, l’appui apporté aux banques et aux institutions financières pour qu’elles soutiennent plus activement les entreprises, les commerces, les artisanats et, ensuite, la limitation sinon même l’arrêt des pressions qu’exercent sur ces mêmes acteurs les administrations et les services publics afin d’augmenter au plus vite les recettes de l’Etat.

Une observation attentive de la sphère nationale montre, en effet, que les harcèlements de toute nature dont sont l’objet les opérateurs économiques risquent, s’ils se poursuivent, de retarder fortement la reprise de la marche en avant de notre pays. Et, par conséquent, de diminuer l’effet positif que l’accord en passe d’être conclu avec le FMI aura s’il est accompagné par des gestes forts de la puissance publique en faveur du secteur privé. Dans le même temps où le dialogue national se précise, rien, nous semble-t-il, n’est plus important que d’écouter aussi les femmes et les hommes prêts à s’investir davantage pour tirer le pays du fossé dans lequel il a glissé ces quatre dernières années.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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