Opinion

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Pauvre Alain !

Mardi 18 Septembre 2018 - 11:45

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Oui, pauvre Alain Mabanckou ! Se multipliant sur les radios et les télévisions françaises – "RFI", "France Inter", "Arte", etc., - dans le but de faire vendre son nouveau roman « Les cigognes sont immortelles », il a choisi, hélas !, d’insulter son pays d’origine, le Congo, mais aussi son pays d’adoption, la France. Au risque, d’une part, de détourner les lecteurs qui jusqu’à présent lisaient ses romans avec délice (1) et, d’autre part, d’amener les autorités françaises à ne plus voir en lui qu’un agité du bocal politique alors qu’elles avaient tout fait pour qu’il intègre le prestigieux Collège de France et donne ainsi à l’Afrique la place qu’elle mérite dans la défense de la langue française.

Parmi les « pépites » de ses déclarations, nous en relevons trois qui témoignent de la dérive intellectuelle de ce personnage :

  • Sur "Arte" le 27 août : « Nous sommes face à un régime qui est en train de voir devant lui les signes cabalistiques de sa destruction. Il se détruit … C’est inéluctable. Nul ne peut lutter contre l’éternité. L’éternité se suffit à elle-même. L’erreur des dictateurs c’est de croire qu’ils peuvent régler la montre, qu’ils peuvent fixer l’heure de la révolution. »
  • Face à Léa Salamé sur "France Inter", le 28 août, qui l’interroge sur la francophonie : « Pourquoi l’Organisation internationale de la Francophonie est dirigée par un secrétaire ou une secrétaire qui est voté ( ! ) par l’ensemble des membres qui constituent la Francophonie ? Parmi ces membres, il y a des pays africains ; parmi ces pays africains, plus de 80 % sont des pays de dictature ».
  • Face à Nicolas Demorand sur "France Inter", ce même 28 août, qui l’interroge également sur la francophonie : « La francophonie, je le dis toujours et toujours, est la continuation de la politique étrangère de la France par une voie détournée. Tant qu’elle ne deviendra pas une francophonie des peuples. Je souhaite qu’on vote ( ! ) le secrétaire de l’Organisation internationale de la Francophonie par les peuples ».

Comprenne qui pourra ! Ajoutons simplement à ce qui précède que tout ceci n’a pas empêché le même Alain Mabanckou de venir à Brazzaville, début 2013, pour participer activement au Festival Etonnants voyageurs, comme le rappelait récemment notre confrère "Jeune Afrique". Et de percevoir, tous frais de voyage et de séjour réglés par nous, la coquette somme de vingt millions de francs CFA. L’argent n’a donc visiblement pas d’odeur pour lui !

 

  1. Dans la liste des « Meilleures ventes de la FNAC », le nouveau roman d’Alain Mabanckou est passé en une semaine de la septième à la vingt-et-unième place (Le Point du 13 septembre).
Les Dépêches de Brazzaville

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