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Vendredi 9 Novembre 2018 - 10:31

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Disons-le clairement même si cela ne plait pas à tout le monde : l’Afrique centrale traverse une passe difficile et le Congo, notre Congo qui en occupe le cœur géographique, est le pays le plus stable, le plus calme, le plus sûr de cet immense espace. Celui auquel il convient par conséquent d’apporter l’aide multiforme qui lui permettra de continuer à prévenir ou à gérer les crises qui menacent cette sous-région du continent africain.

La dégradation continue de la situation en Centrafrique, la maladie dont souffre le président gabonais Ali Bongo, l’approche d’une élection présidentielle qui s’annonce mouvementée en République démocratique du Congo, le heurt continu de la minorité anglophone et la majorité francophone au Cameroun sont là, en effet, pour confirmer le diagnostic peu optimiste que formulent aujourd’hui nombre d’observateurs de la scène africaine. S’il n’est pas certain, fort heureusement, que l’accumulation de ces problèmes débouche sur une crise de grande ampleur, il est évident, en revanche, que la communauté internationale dans son ensemble doit se mobiliser pour soutenir les pays comme le nôtre dont l’engagement en faveur de la paix est indiscutable.

Pourquoi un tel rappel ? Mais tout simplement parce que notre pays n’a pas encore réussi à redresser ses finances durement impactées par la chute brutale des cours du pétrole sur les marchés mondiaux et qu’il convient donc aujourd’hui de l’aider à résoudre au plus vite les problèmes nés de cette crise. Une délégation  du Fonds monétaire international étant de nouveau présente à Brazzaville pour préparer  l’accord de long terme qui nous permettra de franchir l’obstacle élevé sur la route vers le développement durable, il ne devrait pas être très difficile de faire valoir l’argument de simple bon sens ainsi formulé.

Ceci est d’autant plus vrai que, d’une part, le climat économique s’améliore nettement pour le Congo grâce à la hausse des prix de l’« or noir » et à l’augmentation de la production nationale d’hydrocarbures, que d’autre part la réforme de notre gouvernance interne se traduira plus vite qu’on ne le croit par des économies substantielles qui, elles-mêmes, contribueront fortement à la relance de notre économie.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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