Produits de première nécessité : des réflexions pour baisser les prix

Jeudi 19 Septembre 2013 - 18:36

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

À travers un atelier ouvert le 18 septembre, le gouvernement compte mettre un accent particulier sur les éléments qui ont de l’influence sur la structure des prix.

L'atelier, qui est organisé par les ministères de l’économie et des Finances, réunit non seulement le patronat congolais et les entreprises du portefeuille de l’État, mais aussi les associations des consommateurs ainsi que les représentants des établissements publics dans le but d’étudier les voies et moyens pour baisser les prix des produits de première nécessité en RDC. Il s’agit donc des produits qui sont les plus consommés par la population congolaise, notamment le riz, le chinchard, le poulet, le ciment gris.

Le ministre de l’Économie nationale et commerce, Jean-Paul Nemoyato, a stigmatisé le fait que ces produits coûtent cher par rapport au pouvoir d’achat de la population, tout en invitant les participants à cet atelier à se pencher sur les éléments qui surchargent la structure des prix. «La loi a fixé en des termes clairs la marge bénéficiaire des grossistes et celle des détaillants. Sur cette base légale, nous allons nettoyer les structures des prix, de sorte que le nettoyage permette d’élaguer les éléments qui surchargent ces structures », a-t-il déclaré sur radio Okapi.

«Nous poussons toujours nos membres à la transparence, c'est-à-dire quand on a importé un carton de Mpiodi [chinchard] qu’on puisse dire : on l’a acheté à tel prix en Namibie, on a payé autant comme frais de transport, qu’est-ce que la douane a coûté ? Et pourquoi le carton est à tel prix ? », a déclaré le secrétaire général du patronat congolais, M. Bononge qui exhorte les importateurs à la transparence dans la structure des prix des produits de première nécessité, laquelle fait l’objet de cet atelier. Il était donc temps que le gouvernement se penche sur cette question, car elle devait être débattue depuis longtemps, estime la Fédération des entreprises du Congo.

Il sied de noter que cet atelier fait suite à la publication, depuis le 26 juillet, du rapport du cabinet d’études international Menaa-Finance  sur les structures des prix. Ce rapport a révélé que la marge bénéficiaire des importateurs en RDC se situait à plus de trente-trois pour cent, trois fois supérieure à la marge légale. Réalisée sur demande du gouvernement, cette étude a recommandé à Kinshasa de créer des conditions pour une plus forte indépendance alimentaire grâce, par exemple, à la promotion et à la professionnalisation de l’agriculture.

Gypsie Oïssa Tambwe