Projet Lisungi: les premiers ménages de Loandjili vont bientôt recevoir des allocations familiales

Samedi 20 Octobre 2018 - 18:26

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L’annonce a été faite, le 19 octobre, aux inspecteurs des circonscriptions scolaires par la cheffe de circonscription d’action sociale (CAS) du quatrième arrondissement de Pointe-Noire, Corelli Oko Mavoungou.

 

 

 

Lancé en 2016 à travers la campagne d’identification et d’enregistrement des ménages pauvres de treize quartiers de Loandjili, le projet Lisungi rentre  bientôt dans la phase de paiement des allocations aux ménages enrôlés. « Pour Loandjili, le projet a démarré en fin 2016. Le parcours a été long, on a eu des phases de latence de longue durée mais, maintenant, nous pouvons dire que nous voyons le bout du tunnel parce que les ménages ont été identifiés, sélectionnés et retenus par les proxys. Chaque ménage a été doté d’une carte depuis août après la signature du contrat et seront payés incessamment »,  a affirmé Corelli Oko Mavoungou, qu'assistaient Lydie Kouka, chargée de suivi et évaluation du projet lisungi, et la directrice départementale des Affaires sociales, Marie Thérèse Loemba.

Les ménages retenus, a-t-elle ajouté, doivent désormais répondre aux conditions du projet, notamment envoyer les enfants à l’école et suivre leur fréquentation scolaire, les emmener à l’hôpital lorsqu’ils sont malades et suivre la croissance des enfants de 0 à 5ans par les fiches de vaccination. Les femmes enceintes devraient aller en consultation prénatale pour le suivi  de leur grossesse.

C’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle Corelli Oko Mavoungou et Lydie Kouka ont rencontré les inspecteurs scolaires pour les sensibiliser qu’après les premiers paiements, les travailleurs sociaux passeront dans les établissements scolaires pour vérifier la fréquentation des enfants concernés. « Nous avons la liste des  enfants scolarisés, les parents vont nous dire dans quel établissement les enfants fréquentent afin de permettre aux travailleurs sociaux d’organiser les descentes pour vérifier si réellement ces enfants sont inscrits et fréquentent régulièrement les classes. Si l’enfant n’est pas inscrit à l’école ni régulier en classe, on coupe l’allocation, de même pour la femme enceinte qui n’a pas sa fiche de pesée à jour. Les familles qui respecteront ces conditions vont continuellement percevoir leur aide durant les huit trimestres de paiements prévus par le projet », a expliqué la cheffe de CAS. Elle a  également fait savoir qu’après deux ans d’aide, ces bénéficiaires sortiront du dispositif Lisungi au profit de nouveaux ménages.

En outre, elle a indiqué le ménage qui bénéficie des allocations familiales peut aussi avoi ’un appui en activités génératrices de revenu car l’objectif du projet est d’amener ces familles pauvres à l’autonomisation.

Soulignons que les ménages éligibles aux appuis en activités génératrices de revenu sont payés à 50% au lancement et 50% après évaluation de la première tranche.  «Lisungi est un projet de protection sociale qui concerne les transferts monétaires. Il prend en compte tous les ménages dit très pauvres pour ce qui concerne Pointe-Noire dont la phase pilote c’était Mvou-Mvou et dans la phase d’extension on a pris Loandjili », a rappelé Corelli Oko Mavoungou.

Cependant, à Loandjili, Lissungi ne concerne que les familles très pauvres ayant des enfants de 0 à 14 ans ainsi que ceux ayant au moins une personne âgée de 60 ans et plus. Le projet donne aux bénéficiaires deux types de services, les transferts monétaires pour les ménages jugés pauvres par le proxy ayant des enfants de 0 à 14 ans et qui ont ou non une personne de 60 ans et plus.

Aussi, le projet accorde une chance aux ménages pauvres sans enfant ni personne âgée de plus de 60 ans ne répondant pas aux critères de vulnérabilité d’être inscrits  dans la base de données ou le registre social unifié pour être pris en compte, en cas de besoin, dans d’autres programmes non seulement du ministère des Affaires sociales mais dans tous les ministères. Il est cofinancé par la Banque mondiale, le gouvernement congolais et l’Agence française développement.

Charlem Léa Legnoki

Légendes et crédits photo : 

Une vue des participants à la réunion / Adiac

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