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Rapprochement

Mardi 27 Février 2018 - 19:49

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Vous qui lisez chaque jour Les Dépêches de Brazzaville et Le Courrier de Kinshasa dans la version imprimée ou dans la version électronique de nos deux quotidiens, vous ne pouvez qu’être frappés par le rapprochement qui s’opère aujourd’hui entre les pays situés au cœur de l’Afrique centrale. Plus un jour ne passe, en effet, sans que des contacts à très haut niveau s’établissent publiquement, contacts  qui témoignent de la volonté des Etats de se rapprocher.

Tirant les leçons des difficultés individuelles et collectives qu’ils vivent présentement, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, l’Angola, le Rwanda, la Centrafrique, voire même le Cameroun échangent au sommet sur les sujets les plus divers, y compris sur les questions qui fâchent et qu’ils éludaient jusqu’à présent de façon diplomatique. S’il en va ainsi c’est parce que, de façon très évidente, seule une collaboration étroite entre les Etats permettra de franchir les obstacles de toute nature qui s’accumulent sur la route vers l’émergence suivie par les peuples du Bassin du Congo.

Qui, honnêtement, peut croire aujourd’hui que les problèmes auxquels se trouve confrontée cette partie du monde pourront être résolus à brève échéance par les gouvernants si ceux-ci ne sont pas solidaires, unis, résolus ? La communauté internationale ayant démontré son incapacité à agir dans le bon sens hier au Rwanda, aujourd’hui en Centrafrique et en RDC il ne reste plus qu’une voie à explorer : celle de la solidarité régionale, de la défense des intérêts communs, de la coopération au sens le plus large du terme, voire même de l’intégration économique qui a démontré son efficacité dans d’autres parties du monde, l’Europe tout particulièrement.

Le fait que le Congo, notre Congo, agisse résolument dans ce cadre comme le prouve la venue ces derniers temps à Brazzaville de nombreux chefs d’Etat ou de gouvernement ne doit rien au hasard. Convaincu que seul le rapprochement institutionnel des nations préservera la paix, Denis Sassou N’Guesso, qui préside pour un temps la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, est très bien placé aujourd’hui pour faire progresser le projet de l’intégration. La partie, certes, n’est pas gagnée mais un grand pas en avant dans la bonne direction n’a plus rien d’illusoire. Nous devrions en avoir très vite la preuve.

Les Dépêches de Brazzaville

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