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Recadrage

Jeudi 16 Février 2017 - 11:51

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Les évènements sanglants qui ont marqué les derniers jours en Centrafrique et en République démocratique du Congo confirment ce que l'on craignait depuis longtemps : à savoir que les crises intérieures qui déstabilisent ces deux pays frères sont loin, très loin d'être terminées en dépit des apparences. Ils démontrent, d'une part, que le pouvoir central n'a toujours pas les moyens nécessaires pour neutraliser ceux qui s'emploient pour diverses raisons à semer le désordre, d'autre part que la communauté internationale ne parvient pas à combattre la violence dans ces deux pays malgré les importants moyens matériels qu'elle déploie sur le terrain.

Quitte à répéter une fois de plus ce qui est évident, la solution de ces conflits ne peut venir que de la restauration de la sécurité intérieure. Nous en avons apporté nous-mêmes la preuve il y a deux décennies lorsque prirent fin les guerres civiles qui dévastaient notre territoire. Loin, alors, de nous en remettre à des puissances extérieures pour trouver une issue à la crise, nous avions choisi la voie la meilleure qui était celle du dialogue, du désarmement des milices qui tenaient le haut du pavé, de la remise en marche des institutions de la République, de la restauration de l'autorité de l'Etat. Et l’Histoire nous a donné raison.

Alors que se réunissent aujourd'hui, en Guinée Equatoriale, les dirigeants des six Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale la question figurera certainement de façon informelle au cœur de ce nouveau sommet. Comment, en effet, la longue marche de nos peuples vers l'émergence pourrait-elle se poursuivre si les pays de la sous-région d'Afrique centrale, tous les pays sans exception, ne mettent pas résolument leur énergie au service de la recherche de la paix comme nous le faisons nous-mêmes depuis des mois ?

La RDC ne fait pas partie de la CEMAC mais son poids est tel au sein du Bassin du Congo que de sa stabilité dépend pour une large part la paix dans cette partie de l’Afrique. Et dans ce contexte une certitude s'impose même si elle ne fait pas plaisir à tout le monde : ce n'est pas à New York, dans les étages de la Maison de verre où siègent les Nations unies, que sera trouvée la solution des désordres présents mais au cœur même du continent où nous vivons.

Les Dépêches de Brazzaville

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