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Rentrée

Dimanche 13 Octobre 2019 - 11:53

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Avec une thématique dont l’actualité n’est plus à rappeler, la rentrée littéraire du Congo pour la période2018- 2019 a eu lieu du 10 au 12 octobre à la librairie Les Manguiers, sise boulevard Denis-Sassou- N’Guesso à Mpila, au siège des Dépêches de Brazzaville. Ecrivains, éditeurs et invités ont échangé durant trois jours sur les défis de la circulation du livre en Afrique centrale.

Quelle est la situation du livre dans la sous-région ? Elle est difficile, a-t-on entendu dire des intervenants et cela, ont-ils précisé, n’a rien à voir avec le fait que les Africains du centre du continent écrivent beaucoup. Entre la précarité des moyens dont disposent les quelques éditeurs en vue, le foisonnement des écrits dans tous les genres littéraires possibles et le prix élevé des ouvrages, se joue le sort d’une jeunesse qui a soif d’apprendre mais ne peut accéder au produit fini pour cause de cherté.

Poser la problématique de la circulation du livre revient ainsi à s’interroger sur sa politique et son corollaire, son marché. Une politique du livre qui suppose l’existence de lois et de réglementations portées par les pouvoirs publics dans l’objectif de promouvoir l’édition, l’impression, la diffusion et l’utilisation du livre. Le marché de la précieuse denrée s’en porterait mieux si tel était le cas. Le constat qui se dégage est qu’en la matière, les initiatives publiques dans la sous-région sont peu concluantes tout comme celles des associations.

Combien y-a-t-il de rencontres de haut niveau dédiées à la vulgarisation du livre en Afrique centrale ?, se sont à nouveau interrogés les participants restés sur leur faim. Puis de tirer cette conclusion : dans la sous-région, la culture comme lieu de célébration du génie humain à travers les œuvres de l’esprit n’a pas encore reçu la considération qui lui revient. Néanmoins, cette analyse unanime n’a pas été de nature à décourager les hommes et les femmes venus nombreux partager leurs expériences autour du livre.

Au contraire, rendez-vous a été pris pour que La Rentrée littéraire du Congo soit, chaque fois, une occasion d’alerter l’opinion, de mobiliser les partenariats, crier à l’aide et mettre la puce à l’oreille des pouvoirs publics qui savent bien que le livre, en plus de constituer pour toute société le point de mire de la formation et de l’éducation, participe à son équilibre.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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