Opinion

  • Éditorial

Rupture

Mercredi 16 Octobre 2019 - 15:57

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Alors que la saison des pluies bat son plein dans la région où nous vivons, provoquant des inondations, des glissements de terrain, des détériorations de voies routières qui rendent la vie difficile pour un nombre de plus en plus grand de citoyens, la question se pose clairement du plan d’urgence qu’il convient de mettre en place sur toute l’étendue du territoire national afin de protéger la population directement impactée par ce phénomène naturel.

Prenons le cas, plusieurs fois évoqué ici même ces derniers mois, de la partie nord du pays, celle qui s’étend de notre capitale, Brazzaville, jusqu’aux frontières du Cameroun, du Gabon, de la Centrafrique. Pourvue à grands frais, ces deux dernières décennies, de routes qui avaient permis le désenclavement d’un grand nombre de zones urbaines et la mise en valeur de terres jusque-là en jachère, elle se retrouve aujourd’hui coupée du reste du pays avec des voies dégradées sur lesquelles il devient de plus en plus difficile de circuler.

Si rien n’est fait rapidement pour remédier à cette dérive mortelle, l’on peut être certain qu’à échéance de quelques mois se produira une rupture économique dont les conséquences seront dramatiques pour une bonne moitié du Congo. Une rupture qui coûtera d’autant plus cher à la nation que cette vaste partie du territoire est potentiellement la plus riche en ressources naturelles, la plus propice à la culture, à l’élevage, à la pêche.

Dans un pareil contexte et dans le moment où la population concernée en vient légitimement à douter de son avenir, il revient, bien sûr, à l’Etat de prendre les dispositions nécessaires pour combattre ce fléau. Mais il incombe aussi aux élus de faire entendre leur voix mieux et plus fort afin d’exercer sur les pouvoirs publics la pression constante qui les amènera à lancer le plan d’urgence sans lequel rien de concret ne peut se faire pour combattre ce fléau.

Qu’il nous soit donc permis de dire, en conclusion provisoire de ce propos, que dans le temps où se précise, grâce à l’accord conclu avec le Fonds monétaire international, la remise en ordre de nos finances publiques, la restauration des grandes infrastructures doit figurer de façon claire en tête des priorités nationales. La survie d’une grande partie de notre pays en dépend.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 14/11/2019 | Echéance
▶ 13/11/2019 | Migrations
▶ 11/11/2019 | Cauchemar
▶ 9/11/2019 | Services
▶ 8/11/2019 | Claque
▶ 7/11/2019 | Convergence
▶ 7/11/2019 | Survie
▶ 5/11/2019 | Enjeu
▶ 5/11/2019 | Gagnant-gagnant
▶ 2/11/2019 | Erosions