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Santé

Mardi 22 Mai 2018 - 20:16

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Dans le moment même où notre pays s'apprête à repartir de l'avant grâce à la remise en ordre de ses finances publiques et à l'appui de la communauté internationale, il n'est pas inutile de rappeler que parmi les réformes à conduire, si du moins nous voulons tirer le meilleur parti de ce rebond, devra figurer en bonne place la remise en ordre du secteur de la santé.

Chacun de nous, à la place qu'il occupe au sein de la société, mesure, en effet, les défaillances, souvent tragiques, que provoquent dans les hôpitaux mais aussi dans les cliniques le manque de personnel compétent, l'absence de médecins et de chirurgiens, le délabrement des locaux, le mauvais entretien des matériels, les pressions financières dont sont victimes les malades.

Il ne se passe plus de jour désormais sans que remontent vers nous, qui sommes de simples observateurs de la scène médicale, des récits navrants émanant de malades qui ont éprouvé dans leur chair les conséquences de ces manquements. Avec parfois, souvent même,  les conséquences terribles qui en résultent et qui génèrent des maux irréversibles quand ce n'est pas la mort elle-même.

Alors que le président de la République a inscrit ces dernières années en tête des priorités de la gouvernance publique la construction d'hôpitaux modernes dans chacun des départements que compte le Congo et tandis que des investissements considérables ont été consentis dans ce cadre malgré les tensions financières qui handicapaient fortement le pays, le progrès médical n'a pas suivi. Si bien qu'aujourd'hui, les citoyens en viennent à se demander si les sommes consacrées à l'édification de ce réseau ne seraient pas mieux employées dans la simple rénovation des structures existantes.

Il incombe évidemment à la puissance publique de prendre sans tarder les mesures qui permettront de mettre de l'ordre dans le secteur stratégique de la santé. Mais elle n'y parviendra que si elle place la formation, ou la re-formation des hommes au cœur de ce dispositif car c'est elle et elle seule qui rendra confiance aux Congolais assaillis aujourd'hui par le doute, par la peur, par la crainte d'un lendemain marqué par la souffrance, par la douleur, voire même par la mort.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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