Sécurité alimentaire : les ministres et experts du domaine de la santé attendus à Addis-Abeba

Mercredi 6 Février 2019 - 12:30

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En prélude au forum international sur la sécurité sanitaire des aliments qui se tiendra les 23 et 24 avril à Genève, en Suisse, une conférence sur le sujet, la première du genre, est conjointement initiée  par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union africaine, du 12 au 13 février, dans la capitale  éthiopienne.

La première conférence sur la sécurité alimentaire a pour objectifs principaux de déterminer les mesures et les stratégies essentielles permettant d’affronter et de relever les défis actuels et futurs en la matière  ainsi que de renforcer l’engagement au plus haut niveau politique afin d’intensifier la sécurité sanitaire des aliments, notamment dans le cadre du programme de développement durable à l’horizon 2030.

Cette réunion fait suite à une expertise selon laquelle, environ six cents millions de cas de maladie par an sont d’origine alimentaire. Des aliments impropres à la consommation représentent une menace pour la santé humaine ainsi que pour les économies des pays et touchent de manière disproportionnée les personnes vulnérables et marginales, plus précisément les femmes, les enfants, la population en proie à des conflits et les migrants.

Trois axes en débat pour relever le défi

Selon les organisateurs, les échanges porteront sur trois volets, à savoir l’environnement, l’économie et la protection de la population.

En ce qui concerne le volet environnement, il est signifié que les changements climatiques sont associés à une concurrence ainsi qu’à la prévalence des dangers pour la sécurité sanitaire des aliments. Ils entraînent une évolution de la contamination des aliments par les agents pathogènes, les mycotoxines, les biotoxines marines et les métaux lourds tels que le mercure et le cadmium. « Il faut améliorer l’hygiène dans les secteurs de l’alimentation et de l’agriculture. Ceci pourra  nous aider à réduire l’émergence et la propagation de la résistance aux antimicrobiens dans la chaîne alimentaire et dans l’environnement », souligne la FAO.

Pour ce qui est lié à l’économie, selon une enquête portant sur la question, l’impact des aliments impropres à la consommation entraîne chaque année pour les économies des pays à revenu faible ou intermédiaire des pertes de productivité équivalent à environ quatre-vingt-quinze milliards de dollars. Alors que la sécurité sanitaire des aliments est un moteur essentiel pour l’accès au marché, à la productivité et entraîne le développement économique ainsi que l’allégement de la pauvreté, notamment dans les zones rurales. « D’ici à 2050, deux personnes sur trois vivront dans des mégapoles. Donc, il nous faut investir suffisamment pour relever les défis liés à la distribution des aliments, à l’assainissement, à l’hygiène et aux déchets », indiquent les organisateurs.      

Quant à la question liée à la population, il est constaté qu’environ quatre cent vingt mille personnes meurent chaque année après avoir consommé des aliments contaminés par des bactéries, des virus, des parasites, des toxines et des produits chimiques.    

Ainsi, en investissant dans l’éducation des consommateurs sur la sécurité sanitaire des aliments, l'on pourra, selon l’OMS, réduire le taux des maladies d’origine alimentaire et obtenir des retours sur les investissements jusqu’à dix fois supérieurs aux sommes investies. « A mesure où l’urbanisation est croissante, l’évolution du pouvoir d’achat et les nouveaux systèmes de commercialisation modifient l’accès de la population aux aliments de qualité. Il faut donner aux consommateurs le pouvoir de faire le choix des aliments sûrs et nutritifs », ont-ils conclu.  

 

 

Rock Ngassakys

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