Tchad : plus de deux cent cinquante terroristes capturés

Samedi 9 Février 2019 - 15:15

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L’annonce a été faite, le 9 février, par l’armée tchadienne, précisant que les insurgés, dont « quatre principaux chefs », ont été également arrêtés après l’entrée d’une colonne de rebelles dans le pays à partir de la Libye fin janvier.

« Plus d’une quarantaine de véhicules ont été détruits », « plusieurs centaines d’armes saisies » après l’opération, indique un communiqué de l’état-major de l’armée. « Le ratissage continue dans la région de l’Ennedi, dans le nord-est tchadien frontalier de la Libye et du Soudan (…) Plusieurs documents compromettants » ont été saisis, ajoute le communiqué sans plus de détails.

L’état-major de l’armée tchadienne a donné cette information alors que le président, Idriss Déby Itno, avait affirmé, le 7 février, en Conseil des ministres, que la « colonne de mercenaires » avait été « complètement détruite » par l’armée tchadienne épaulée par la France.

Après une incursion en « profondeur » au Tchad fin janvier de rebelles venus de Libye, N’Djamena a demandé à la France son soutien militaire. Ce qui avait permis à Paris de procéder à des frappes de Mirage 2000 contre une colonne de pick-up.

D’après des sources concordantes, l’Union des forces de la résistance (UFR), groupe armé à l’origine d’une tentative de putsch en 2008 stoppée in extremis aux portes du palais présidentiel de N’Djamena grâce à l’appui de l’allié français, a affirmé être entrée au Tchad avec trois colonnes distinctes de pick-up armés.

Et selon Mahamat Doki Warou, cadre de l’UFR, son groupe reconnaît avoir enregistré des « dégâts » après les frappes françaises successives. « Nous sommes dans les montagnes de Hadjer Marfaïn », dans la même région, a assuré une source interne au groupe, affirmant que dix combattants de l’UFR ont été tués dans les frappes.

Du côté des forces régulières, un officier qui a requis l’anonymat a dit que des éléments de l’armée tchadienne basés à Ounianga et Fada, leurs deux bases dans cette partie de la région de l’Ennedi, ont été déployés dans la zone de Bao où les frappes françaises ont eu lieu. « La chaîne de commandement militaire » de l’UFR est « décapitée », a-t-il indiqué.

La région de l’Ennedi, désertique, montagneuse et peu habitée, abrite le fief du président Idriss Déby, Amdjarass. Le ministre de la Défense, Daoud Yaya, s’y était rendu après les frappes de l’armée française.

Notons que depuis son arrivée au pouvoir en 1990 avec l’aide de Paris, l’actuel président tchadien, qui avait renversé Hissène Habré, a toujours compté sur son allié français, qui a installé à N’Djamena le quartier général de sa force antidjihadiste Barkhane, pour combattre toute rébellion.

 

 

Nestor N'Gampoula

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