Union pour un mouvement populaire : de nouveaux dirigeants pour les organisations des femmes et des jeunes

Lundi 27 Mai 2019 - 13:00

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Catherine Yvette Moundilou et Orus Maurice Ongoumouka ont été respectivement désignés vice-présidente, coordonnatrice des Femmes combattantes du peuple (FCP) et vice-président, coordonnateur de la Jeunesse combattante du peuple (JCP).

L’Union pour un mouvement populaire (UMP) a organisé, le week-end dernier, le conseil central extraordinaire de ses organes intermédiaires, notamment l’organisation des femmes et celle de la jeunesse. Ainsi, après les travaux, les participants ont pris acte de ce qu’ils qualifient des démissions de fait de la vice-présidente, coordonnatrice de FCP, Love Ntsé Ngapi, et du vice-président, coordonnateur de la JCP. Notons que les FCP sont désormais dirigées par la conseillère départementale du Niari, élue dans la sous-préfecture de Yaya, Catherine Yvette Moundilou.

A l’issue de cette session, les femmes de ce parti du centre ont condamné le trafic d’influence, l’achat de conscience et les menaces multiples dont seraient victimes les présidents des fédérations, les élus et les autres cadres du l’UMP. Quant aux jeunes, ils ont dénoncé des « attaques extérieures » dont fait l’objet leur parti. « Si une situation interne était à l’origine des événements dans le parti, une concertation entre ses différents organes, conformément aux textes, aurait pu résoudre le problème. Mais, l’attaque ayant été menée de l’extérieur, la jeunesse du parti prend l’engagement d’aller dans tous les départements du Congo pour en apporter la bonne information », se sont-ils engagés, réaffirmant leur soutien au président du bureau exécutif national.

Présidant la session extraordinaire, le président de l’UMP, Digne Elvis Tsalissan Okombi, a exhorté les membres de ce parti à ne pas se laisser distraire par des forces obscures mais à se focaliser sur leur objectif consistant à soutenir le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. « Ceux qui font du bruit au nom de notre parti sont des mercenaires. Ils ont été payés à hauteur de vingt, quarante millions avec un objectif clair : déstabiliser, insulter, diffamer. Ces gens ont été envoyés dans ce parti dans une théorie qui a été conçue quelque part », a-t-il dénoncé.

L’UMP, rappelons-le, traverse depuis quelques semaines une crise sans précédent. En effet, le parti est actuellement divisé en deux franges qui jouent au jeu de ping-pong avec des annonces de radiations de part et d’autre. Il y a d’un côté le groupe présidé par le député de Yaya, Jean Valère Mbani, qui est à la tête d’un comité de crise, et de l’autre, le groupe dirigé par le président-fondateur, Digne Elvis Tsalissan Okombi. Les deux camps réclament, chacun, la légitimité dans la gestion des affaires courantes du parti.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1- Digne Elvis Tsalissan Okombi entouré de la vice-présidente des FCP et du vice-président de la JCP / DR 2- Les participants/DR

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