Zones économiques spéciales : la Fondation perspectives d’avenir préoccupée par le capital humain

Lundi 22 Avril 2019 - 13:15

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L'organisation a tenu, le 19 avril à Brazzaville, une table ronde publique pour débattre de l’amélioration et du développement des ressources humaines en qualité et en quantité, vitales pour les Zones économiques spéciales (ZES).

La Fondation perspectives d'avenir n’est pas en marge du combat que le Congo mène pour son développement. Concernant la préparation et la valorisation du capital humain, comme le prévoit le Plan national de développement (PND) 2018-2022, elle tient à apporter sa pierre à l’édifice.

Les quatre ZES (Ouesso, Oyo-Ollombo, Brazzaville et Pointe-Noire) constituent, pour la structure, un des axes où les défis à relever sont importants. Ce qui explique la tenue du Think tank ‘’Horizons’’ sous forme de table ronde publique rassemblant les spécialistes des questions liées au développement du capital humain.

Les objectifs visés par la rencontre ont été de faire l’inventaire des besoins et de l’existant en matière de ressources humaines nécessaires à l’opérationnalisation des ZES; faire l’état des lieux du système éducatif pour évaluer sa capacité à produire en qualité et en quantité suffisantes; proposer des mesures, des solutions et perspectives en vue de pallier toutes les insuffisances et corriger les vulnérabilités institutionnelles en matière de ressources locales dans les ZES. Il a également été question d’identifier les opportunités susceptibles de favoriser aussi bien l’émergence des entreprises locales de sous-traitance que les possibilités d’auto-emploi pour les potentiels entrepreneurs congolais au sein ou autour des ZES.

Selon le représentant du ministère de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, François Sita, le département ministériel a pris de nouvelles dispositions en matière de formation qualifiante. Il a cité en exemple la mise en place des Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage (CEFA) dont l’objectif est d’assurer aux jeunes désœuvrés une formation en alternance école-entreprise.

L’approche par compétences y est privilégiée, les formations se font en fonction des besoins exprimés sur le marché de l’emploi par les entreprises. « Le CEFA n’a pas pour vocation de former les chômeurs mais plutôt les employés ou employeurs en qualité d’entrepreneurs », a expliqué le conférencier François Sita, précisant que la structure facilite la créativité au sens entrepreneurial du terme en organisant les porteurs de projet innovant en coopérative.

L’ancien ministre de l’Enseignement technique, Pierre Michel Nguimbi, a souligné la nécessité de mettre en place des référentiels de formation suivant les métiers et les profils dans les CEFA notamment. Il a, par ailleurs, proposé l’instauration de la formation continue à la demande des entreprises, ainsi que celle des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Les membres du gouvernement, les représentants du corps diplomatique, des grandes administrations publique et privée, les universitaires, les membres des organisations de la société civile ainsi que plus de cent cinquante participants à cette rencontre ont pris la mesure des enjeux liés à la qualité du capital humain vital aux ZES.

  

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

Des acteurs de la conférence organisée sur le capital humain dans les ZES

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