4e art : le label Buzitu in music, un levier pour le développement de la musique nationale
Animant le deuxième panel, la soeur Crédo a présenté la structure dont elle a la charge de présider, à savoir le Collectif des musiciens chrétiens du Congo, ainsi que l’ouverture du gospel et l’administration. A propos du label Buzitu in music, elle a déclaré: «Je remercie le Seigneur pour l’existence du label Buzitu in music et qu’il accompagne son responsable. Nous sommes là pour l’accompagner pour que cette bataille aille de l’avant. C’est cela qu’on attendait. Le Congo est en retard sur le plan numérique, je crois qu’avec ce genre d’initiative, le pays verra la lumière sur notre culture. Aux artistes, je dis simplement que tout ce que vous avez écouté, mettez cela en exergue. Parlez de Buzitu in music à vos leaders pour veiller dorénavant à vos droits d’auteur, droits voisins, droits mécaniques, ...». Enfin le troisième panel portant sur «Les droits» a été animé une fois de plus par le pasteur Massamba. Il a mis un accent sur l’auteur compositeur national et international; les droits voisins nationaux et internationaux; les producteurs nationaux et internationaux. Outre «Les droits», il a insisté aussi sur «L’accompagnement». Il concerne les structures nationales et internationales, les producteurs nationaux et internationaux, de même que les managers nationaux et internationaux. Le conférencier a fait savoir que le label Buzitu in music, autrement dit "propulser les artistes et la musique", c’est d’abord la production dans l’ensemble, l’accompagnement aussi, et amener les artistes et les producteurs à se professer aussi au niveau national comme au niveau international. Il a tous les moyens de pouvoir canaliser mais aussi travailler sur l’oeuvre des artistes, leur projet pour que cela touche au niveau international. C’est son but principal. Parlant des mécanismes d’accompagnement, le pasteur Massamba pense qu’il faut d’abord que le producteur soit habile et il faut des moyens. Pour des producteurs qui ont cette capacité, ils peuvent contacter le label, parce qu’il y a des structures qui travaillent avec lui. Il s’avère cependant que ces structures ne peuvent jamais produire ou ouvrir des portes tant que ceux qui veulent travailler avec eux ne payent pas de droits, des frais de dossiers. Les Congolais sont en retard sur les ventes numériques et physiques
Pour le pasteur Massamba, le label reçoit tous les artistes. «Venez consulter le label, que cela soit de la musique mondaine ou de la musique gospel. Logiquement, nous avons les mêmes boutiques, le même bureau de droits (Parce qu’il n’ y a pas deux bureaux de droitS, quel que soit le genre musical, c’est tout en général), il suffit seulement que le texte soit respecté. Parce que le label c’est Buzitu, en langue vernaculaire, qui veut dire respect. Et in music, c’est en anglais, qui veut dire dans la musique, comme quoi, respect dans la musique. Et non seulement le respect par rapport à la censure sur le texte qu’on peut composer, qu’on peut écrire, parce qu’il y a beaucoup de bêtises qui passent aussi, mais aussi pour la valeur des artistes et des producteurs... Donc c’est important qu’ils viennent pour leur retraite», a-t-il déclaré, invitant les artsites au travail. Notons que le label Buzitu in music aura beaucoup d’événements. Le tout commence ce 30 mai avec la tenue du festival que les organisateurs veulent annuel. Il aura pour but de voir les talents des artistes, des producteurs, pour qu’ils deviennent plus grands. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1- Les panelistes et le maître de cérémonie, Patrice Mpassi/ Adiac
2)- Le pasteur Massamba et la sœur Crédo posant avec les artistes/ Adiac |