80e anniversaire de l’EMPGL : des échanges fructueux sur l'institution
Prenant la parole en premier, le commandant des écoles des Forces armées congolaises (FAC), le général de brigade Charles Victoire Batandi, a déclaré : « Fondée en 1946, l’École militaire préparatoire Général-Leclerc est aujourd’hui plus qu’un simple établissement d’enseignement. Au fil des ans, elle est devenue un arbre de connaissance, un lieu de formation où se construisent le caractère, la rigueur et le sentiment patriotique ». Le président des AET du Congo, par ailleurs président des AET d’Afrique, Rémy Ayayos Ikounga, a estimé que la participation des AET à ce grand événement est liée à leurs racines viscéralement attachées aux traditions héritées de leur passage dans cette école depuis sa création en 1946. « Au sein de l’association des AET au Congo ont émergé de nombreux projets individuels émanant des promotions en vue de soutenir le fonctionnement de l’EMPGL… », a-t-il fait savoir. « 80 ans, c’est l’âge de la maturité; 80 ans, c’est surtout le témoignage d’une tradition d’excellence ; 80 ans dans l’effort et la rigueur. Cette école construit des âmes, c’est ici que se côtoient la rigueur de la science et la noblesse, etc. », a rappelé en substance, dans son mot de circonstance, le directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, Séraphin Ondelé. Co-animée, entre autres, par l’AET Armand Elenga, historien, essayiste, réalisateur, et le colonel Régis Nstiété ainsi que Raoul Ngassaki, directeur des études à l’EMPGL, la causerie-débat a mis en haleine les participants, parmi lesquels le conseiller spécial du président de la République, chef du département de l’Education, le commandant des écoles des FAC, le général de brigade Charles Victoire Bantadi; Rémy Ayayos Ikounga, président de l’association des AET du Congo; le directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, Séraphin Ondelé; les représentants des amicales et associations des AET d’Afrique; les grands anciens et les enfants de troupe. Historien, essayiste et réalisateur, l’AET Armand Elenga est parti du constat qui a capté l’attention des participants sur la dénomination « Ecole indigène » d’enfants de troupe en Afrique équatoriale française (AEF)-Cameroun avant de devenir l’actuelle EMPGL, notamment ses fondements historiques qui renvoient le commun des mortels à sa première dénomination. Selon lui, pour comprendre cette histoire militaire, il faut remonter à l’après Seconde Guerre mondiale, sinon un peu plus loin en arrière. A cette époque, a-t-il précisé, la France avait pour préoccupation majeure la réorganisation de son empire coloniale et la formation des jeunes Africains capables de servir dans son armée et dans l’administration coloniale. Brazzaville avait déjà une force politique importante pendant la période de la France libre. Elle devient un lieu stratégique pour installer cette école. Une école bâtie sur trois fondements, à savoir l’armée, l’éducation et l’AEF. En effet, l’école avait d’abord une mission militaire, elle était créée pour accueillir les enfants de troupe. L’objectif était de former des disciplinés à la vie militaire. L’école avait aussi une fonction éducative, etc. Guillaume Ondze Légendes et crédits photo :1-Les panélistes devant les participants / Adiac
2- Les participants /Adiac |