Accords de Paris : le Congo lance un appel au respect des engagements financiers
A cet effet, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo a incité les communautés vulnérables aux changements climatiques à recourir aux fonds sur les pertes et dommages climatiques désormais opérationnels. « Nous pouvons et devons solliciter et mobiliser des financements au titre des pertes et dommages », a-t-elle encouragé. Intervenant par visioconférence, le directeur Afrique NEMAC, représentant partenership, Mohamed Boussaid, a pour sa part indiqué que la CDN 3.0 ne sera opérationnelle que si elle sert de référence pour l’action publique, si les ressources sont mobilisées de façon efficace. Quant aux Nations unies, représentées par Fatoumata Barry Marega, elles ont réaffirmé leur engagement a accompagné la République du Congo dans l’opérationnalisation de cette troisième contribution nationale déterminée. En matière d'adaptation, notre pays faisant de plus en plus face à des aléas climatiques ne saurait soumettre une CDN d'engagement sans en contrepartie rappeler la nécessité d'accompagner la construction de sa résilience. A ce titre, la CDN met en exergue les besoins d'adaptation tels que la santé, l'agriculture, l'eau et les infrastructures ainsi que les populations et les localités vulnérables. Pour la première fois, la CDN du Congo fait également référence aux pertes et dommages, car l'adaptation nous prépare à des pertes futures, mais les pertes sont, hélas, déjà là. A cet égard, nous pouvons et devons solliciter et mobiliser des financements au titre des pertes et dommages. A ce sujet, la ministre Arlette Soudan-Nonault a émis, le 4 décembre, à Brazzaville l’idée selon laquelle la République du Congo devrait solliciter des Nations unies des financements pour les pertes et dommages engendrés par la CDN 2.0 afin de permettre une mise en œuvre opérationnelle de la CDN 3.0. Fortuné Ibara Légendes et crédits photo :Les officiels et les participants à l'atelier/Adiac |