Affaires: l’agence Racines France organise une conférence sur l'investissement au Congo
L’objectif étant de se rapprocher de la devise prônée par l’agence Racines, à savoir celle des 2RC. Le premier "R" pour repère car, "connaître ses racines, c'est se connaître afin d'être bâti sur des fondations solides". Le deuxième "R" pour réseau, lequel, pour l’agence Racines, est constitué d'hommes et de femmes ayant des idées, des compétences, des talents, du savoir, du potentiel et du temps à consacrer à elle, à son propre développement, à celui de sa famille et donc à son pays. Enfin, le "C", pour création de richesse. Au programme, le panorama entrepreneurial avec le CCEC ; la présentation du projet intitulé Couveuse incubateur africaine; l’analyse stratégique des secteurs porteurs et des perspectives économiques par le Pr Emmanuel Okamba, maître de conférence et, regards croisés entre la présidente du Haut conseil représentatif des Congolais de l’étranger, Agnès Ounounou, et Olivier Bossa, du SIAD, sur les avantages et les contraintes liés à l’investissement. Marie-Hélène Issaly, vice-présidente en charge des Affaires internationales CPME Essonne, membre du Groupement de prévention agréé d’Île-de-France, a animé les échanges avec les partenaires institutionnels et économiques. L’une des contributions fortes reste celle d’Agnès Ounounou, qui a consisté à rappeler que le Congo possède une réel potentiel et que l’heure n’est plus au questionnement "Faut-il investir dans ce pays ?" ; la vraie question est de savoir « Comment investir intelligemment, de manière sécurisée et durable en République du Congo », s’est-elle interrogée, tenant compte du fait que le développement en appui de sa diaspora ne se décrète pas, mais il se structure méthodiquement. À ce jour, il est établi que la diaspora représente un levier économique majeur. L’enjeu est désormais la sécurisation des investissements, la structuration des projets et la coordination des acteurs. Pour l'agence Racines, après avoir abordé avec lucidité les freins à l'investissement, à savoir géographiques, linguistiques et culturels, plusieurs solutions concrètes se dessinent désormais. Ce qui fait dire aux organisateurs que les engagements de l'après-conférence sont clairs. "Cette rencontre ne marque pas une fin, mais plutôt, un réel point de départ", pouvait-on entendre à l'issue de la conférence.
Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :La photo de famille à l'issue de la première conférence de l'agence Racines à l'ambassade du Congo à Paris / DR |