Art capital 2026 : des peintres congolais participent au Salon des indépendants
L'exposition rassemble des artistes contemporains issus principalement des scènes africaines et diasporiques autour d’un parcours célébrant la mémoire, l’identité, la spiritualité et la liberté créative. Peinture, sculpture, textile et techniques mixtes dialoguent dans une scénographie immersive qui révèle la vitalité et la singularité de l’art africain contemporain, un art où la couleur respire, où la matière raconte et où les symboles transmettent. Sous la nef du Grand Palais, dans un décor à couper le souffle, les artistes réunis dans l’Envol ne constituent pas un courant ni une école : ils forment un ensemble de trajectoires singulières, reliées par une même intensité de regard. Chacun développe une écriture plastique personnelle où se croisent expériences de vie, héritages culturels et recherches formelles. Cette pluralité dessine un territoire de création où les pratiques dialoguent sans se confondre : abstraction lumineuse, narration symbolique, sculpture organique, hybridation textile ou exploration du corps. L’exposition donne à voir des démarches qui s’affirment dans leur autonomie, tout en révélant des échos subtils, une attention à la matière, au rythme, à la mémoire qui circulent d’une œuvre à l’autre. Plutôt qu’un panorama, cette réunion d’artistes propose une traversée : celle d’individualités fortes dont les œuvres invitent à ralentir, observer, ressentir et interpréter. Y sont exposées les œuvres des artistes Alçay Idriss Mourouvaye, Aline, Asapolis, Deanna de Marigny, Gnat, Markus, Maroschka, Michel Anthony, Naïstini Valaydon, Sardoine, Shams, Wanderley Cabral. Pris dans leur ensemble, ces parcours artistiques composent une expérience de regard où chaque œuvre agit comme une proposition ouverte. Le visiteur est invité à circuler entre des univers plastiques distincts, à établir ses propres correspondances, à se laisser guider par les matières, les couleurs et les récits implicites. Cette diversité n’est pas une juxtaposition, mais une dynamique : elle révèle comment des sensibilités différentes peuvent coexister dans un même espace d’exposition, enrichissant la perception de chacun. À travers ces voix multiples, l’Envol offre une rencontre vivante avec la création contemporaine, un moment où l’art devient terrain d’échange, de projection et de résonance personnelle. Chaque création témoigne d’une intelligence plastique profonde, où tradition et invention coexistent sans hiérarchie. Présentée dans le cadre d’Art capital, l’exposition s’inscrit dans une histoire de liberté artistique. Le Salon des indépendants, fondé en 1884, demeure l’un des symboles majeurs de cette émancipation. Né du refus des conventions académiques, il défend depuis plus d’un siècle une création ouverte, internationale et audacieuse. Aujourd’hui encore, il rassemble des centaines d’artistes venus de plus de trente pays. L’édition 2026 met également à l’honneur le cinquantenaire de la disparition d’André Malraux, figure visionnaire pour lequel l’art constituait une mémoire vivante de l’humanité. Ce dialogue entre héritage et création contemporaine reflète pleinement l’esprit de l’Envol. Rappelons que le Fonds de dotation Opéra art collection soutient la visibilité de l’art africain contemporain et favorise la transmission culturelle. Ses missions : soutenir les artistes émergents et confirmés ; promouvoir la diversité des expressions artistiques ; accompagner collectionneurs et mécènes ; préserver et valoriser le patrimoine artistique. Le fonds agit comme un pont entre création, institutions et publics, affirmant l’art comme espace de partage et de rayonnement. Pour le commissaire de l’exposition, le fil conducteur est l’élan : l’élan créatif, l’élan spirituel, l’élan vers un monde où l’art relie plutôt qu’il ne sépare. C’est la nouvelle écriture de l’art africain. Dans la déambulation des stands du Salon des indépendants, rappelant par moments le Stand livres et auteurs du Bassin du Congo au Salon du livre de Paris, parmi les visiteurs, lors du vernissage le 12 février, plusieurs personnalités dont Nicolas Bissek, auteur de l’ouvrage Les peintres du Fleuve Congo, et Jocelyne Béroard, en tant qu’ancienne de l’École des Beaux-Arts de Paris, venue soutenir sa sœur artiste-peintre, Dominique Béroard.
Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :Photo de famille entre organisateurs et artistes de l'exposition intitulée l’Envol dans le cadre d’Art capital 2026 / Vanessa Nguema |