Artisanat : 1 500 jeunes seront formés au perlage pour booster l’auto-entrepreneuriat « Nous avons reçu de nombreuses candidatures de jeunes hommes pour ce métier traditionnellement féminin, ainsi que de personnes vivant avec handicap. C’est un métier qui nourrit son artisan, pourvu que la créativité et l’ingéniosité soient au rendez-vous », a-t-il indiqué. La formation, intégralement financée par le Fonea, s’étendra sur une durée de 45 jours. Le cursus ne se limite pas à la simple technique ; il a été conçu par la Société africaine de recouvrement pour garantir l'autonomie totale des apprenants. Le programme s'articule autour de trois piliers, notamment l’apprentissage technique (Tissage, montage de perles et fabrication d'objets divers comme les sacs, bijoux, accessoires, décoration), le développement créatif grace au travail sur la précision et l'esthétique des produits ainsi que le volet business à travers l’initiation à l'entrepreneuriat et au marketing pour permettre le lancement de micro-entreprises dès la fin du parcours.
Pour le ministre Hugues Ngouélondélé, ce programme est un « véritable levier de valorisation de l’artisanat congolais ». Afin de garantir que la formation ne reste pas théorique, chaque apprenant recevra, au terme de son apprentissage, les outils nécessaires pour démarrer immédiatement ses projets artisanaux. Dans un marché de l’emploi en quête de solutions alternatives, le perlage s’impose comme un métier artisanal à forte valeur ajoutée. Accessible avec un faible investissement initial, cette discipline connaît une redynamisation portée par une demande locale et internationale croissante pour le « Made in Congo ».
Rude Ngoma Légendes et crédits photo :1-Les autorités posant avec les apprenants /Adiac
2-Une vue des apprenants /Adiac |