Les Dépêches de Brazzaville



Autonomie financière: cent vingt jeunes filles-mères et femmes formées en entrepreneuriat


 La première édition de formation a été organisée du 5 au 9 mai, au Centre missionnaire Elim, sous le parrainage des ambassades du Venezuela et de Cuba au Congo, dans le cadre  du projet dénommé « Ma chance, c’est toi ». L’objectif est de former la classe féminine dans le secteur informel avec une subvention pour lui permettre de générer des activités de  revenus durables et de renforcer les compétences de base en lecture et calcul pour les femmes déscolarisées.

 Près de 120 jeunes filles-mères et femmes venues de différents arrondissements de Brazzaville ont pris d’assaut le centre de formation situé à Mikalou, dans le sixième arrondissement, Talangaï.  La formation a regroupé les apprenantes ayant manifesté le désir d’évoluer dans les domaines  de la coupe-couture, de la coiffure et esthétique, de l’agro-pastoral ainsi que de l’hôtellerie et restauration.

Les enseignements ont été riches. Les orateurs ont à cette occasion souligné l’importance du développement personnel qui ouvre l’esprit des femmes sur les qualités et les défauts d’une entreprenante.

En ce qui concerne l’éveil de conscience d’une femme leader, il a été demandé aux apprenants la transformation interne en passant d’une vision claire et authentique de soi-même. Toutefois, la confiance en soi appelle la conviction personnelle pour posséder quelque chose tout en gérant ses émotions et celles du client.

L’évêque Norbert Okana a exhorté les apprenantes à la création des emplois. Pour lui, cette formation de jeunes filles-mères et femmes marque un nouveau départ dans le domaine de l’entrepreneuriat.

« Les jeunes doivent créer des emplois pour être libres en vue d’avoir un équilibre dans leur vie quotidienne. Vous avez appris à être libres moralement et financièrement, parce que les enseignements reçus vous serviront de faire valoir vos qualités », a-t-il déclaré.

 Le coordonnateur du Consortium panafricain pour la paix,  le Dr Ernest Nounga Djomo, de son côté, a assuré accompagner les jeunes filles-mères et femmes dans la formation. Ainsi, il a annoncé la réception dans quelques jours des kits par un échantillon des apprenantes  au Conseil consultatif permanent de la société civile pour la mise en pratique de cette formation. 

 L’ambassadrice du Venezuela au Congo, Angela Laura Suarez, marraine du projet,  a déploré dans son allocution de clôture l’attitude de l’homme à vouloir toujours demander à Dieu sans lui rendre grâce de tout ce qu’il fait. « La formation rentre dans le cadre de la pérennisation de la paix, voilà pourquoi je remercie toutes les autorités présentes et les bénéficiaires car vous irez de l’avant avant de rester sur place ».  

Notons que les ambassadrices ont encouragé les femmes à la formation car la fin de celle-ci ouvrira des opportunités de stages  pratiques dans différents établissements.      


Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

Les apprenantes brandissant leur certificat de fin de formation / DR