BAD : une nouvelle architecture financière africaine en cours d’élaboration
Plénières et ateliers Les travaux de ce dialogue en plénières et en ateliers thématiques devraient permettre d’adopter le Consensus d’’Abidjan, acte fondateur de la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine. Aussi s’agit-il de l’appropriation institutionnelle de celle-ci par l’ensemble de l’écosystème financier africain, lui garantissant ainsi la légitimité nécessaire à une mise en œuvre à grande échelle. Les parties prenantes devraient, par ailleurs, s’accorder sur la première génération d’instruments prévue par cette Nouvelle architecture, y compris la garantie d’atténuation des risques, les opportunités de co-financement et les mécanismes de renforcement des fonds propres aux institutions africaines de financement du développement ainsi que la mise en place d’un dispositif de coordination qui définit les dispositions institutionnelles nécessaires pour la pérenniser. Principes opérationnels Le président de la BAD a précisé que la Nouvelle architecture financière africaine s’articule sur quatre principes opérationnels issus directement des consultations : la subsidiarité, qui consiste à déployer le capital au niveau institutionnel le plus efficace à l’échelon national, régional ou continental, la complémentarité, qui aligne nos mandats pour que les capitaux de développement publics et privés se renforcent mutuellement, la coordination, qui nous fait passer de financements isolés à des plateformes intégrées et des dispositifs reproductibles, la transformation du risque, qui réalloue le risque vers ceux qui sont le mieux équipés pour le gérer, ce qui réduit structurellement le coût du capital. Les consultations amorcées depuis octobre 2025 ont précédé la tenue de ce dialogue. « Lesquelles consultations ont permis d’identifier les conditions structurelles d’un financement du développement africain à la hauteur de nos ambitions », a indiqué le Dr Sidi Ould Tah.
Rominique Makaya Légendes et crédits photo :La BAD |