Bonne gouvernance : le Code de transparence, un levier majeur pour le gouvernement
« La transparence, la redevabilité et l'intégrité dans la gestion des finances publiques sont des conditions indispensables pour garantir l'efficacité des politiques publiques, améliorer la qualité des services rendus à la population et favoriser une croissance inclusive. Elle constitue également l'un des piliers fondamentaux de la réalisation des objectifs de développement durable », a indiqué l’envoyé spécial de la représentante résidente du Pnud au Congo, Isidore Agbokou. Il a précisé que cette agence onusienne considère la gouvernance comme un levier essentiel du développement durable. Il a également réitéré l’engagement du Pnud aux côtés du gouvernement et des institutions nationales dans la promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le renforcement de l'Etat de droit et l'amélioration de la gestion des finances publiques. Isidore Agbokou a, par ailleurs, appelé à la mobilisation de tous les acteurs. Selon lui, chacun a un rôle à jouer pour faire de la transparence, de la rentabilité et de l'intégrité des valeurs concrètes au service de l'intérêt général. De son côté, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a rappelé que l’une des missions de cette institution est de veiller à la stricte application du Code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques. « Dans un contexte où la bonne gouvernance financière est de plus en plus requise pour améliorer le financement du développement en rehaussant les niveaux des ressources domestiques à côté des apports financiers extérieurs, et améliorer l'offre et la qualité des services publics, l'État est plus que jamais soumis à l'accroissement des recettes, en même temps qu'il doit assurer l'efficacité des dépenses publiques. Par ailleurs, la bonne gouvernance financière exige une plus grande transparence des opérations de gestion financière de l'État », a-t-il indiqué. Evaluer l’application du Code pour les exercices 2023, 2024 et 2025 D’après lui, le processus d’application de l’ECTR marque une étape importante dans la modernisation du dispositif national d'évaluation de l'application des codes de transparence par les administrations et entités publiques bénéficiaires des fonds et des ressources publiques. Après l'évaluation des exercices 2020, 2021 et 2022 réalisée en 2024 à travers une collecte manuelle des données, la CNTR franchit, s’est-il réjoui, un nouveau cap en adoptant une approche numérique de collecte, de traitement et d'analyse des informations. « La digitalisation de ce processus constitue une avancée majeure. Elle favorisera une participation plus efficace des différentes structures concernées, réduira les délais de traitement des informations et renforcera la crédibilité des résultats produits. C'est pourquoi nous invitons les points focaux de l'évaluation dans les ministères, les institutions, les établissements publics et les collectivités locales de suivre assidûment la formation qui va leur être dispensée et par la suite collaborer efficacement à l'activité pour le succès de l'ECTR 2025 », a exhorté Joseph Mana Fouafoua. Notons que l’ECTR 2025 couvre les exercices 2023, 2024 et 2025 et déterminera la manière et les règles de gestion financière prescrites par le Code de transparence qui ont été observées pendant ces trois exercices. Ainsi, les faiblesses des administrations publiques dans l'application de ce Code identifiées lors de l'évaluation réalisée au cours de l'édition 2024 appellent, a conclu le président de la CNTR, désormais à plus d'engagement de tous pour atteindre une plus grande performance dans son application.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- Joseph Mana Fouafoua prononçant son discours / Adiac
3- Les officiels /Adiac |