Cémac : la gouvernance financière au cœur de la 45e session du Conseil des ministres de l’UEAC à Brazzaville
Le Conseil des ministres de l’UEAC sera également informé de l’évolution de la rédaction du nouveau Programme économique régional ; du rapport de mission circulaire d’évaluation de l’état de transposition des textes fiscaux et douaniers dans la Cémac; de la mise en œuvre de la feuille de route de la décision portant interdiction d’exportation des bois tropicaux sous forme de grumes dans le bassin du Congo. A cela, s’ajoutent la revalorisation des frais de dossiers des agréments fiscaux et comptables ; l’évolution du dossier sur l’élaboration du Code minier communautaire ; l’adhésion de la Commission de la Cémac à la Coalition mondiale pour la justice sociale. Le président du comité Inter-Etats, Eric Mbendé, dans son allocution d’ouverture, a rappelé que la 45e session ordinaire du Conseil des ministres de l'UEAC est prévue dans un contexte de grave diminution des ressources de la communauté. « Les chiffres, ici les sources autorisées, sont alarmants. Les plans d'action et programmes dûment autorisés et inscrits au budget des institutions communautaires peinent à se déployer. Le fonctionnement même de ces organismes de la communauté est durement mis à mal », a-t-il déploré. Prendre des décisions courageuses concernant la situation financière S’agissant de la situation financière de l’institution, il a souligné la nécessité d’examiner ce dossier avec courage et lucidité, afin d'en analyser froidement les enjeux et de formuler au Conseil des ministres de l'UEAC les propositions les meilleures pour briser cet interminable cercle vicieux. Revenant lui aussi sur le contexte de l’organisation de cette session, le vice-président de la Commission de la Cémac, Charles Assamba Ongodo, a rappelé le récent sommet des chefs d’Etat à Brazzaville, le 22 janvier dernier, qui a conforté la délicate situation financière et préconisé une fois de plus des mesures vigoureuses en vue du relèvement des économies de la sous-région. « Face à ces enjeux, notre communauté doit plus que jamais faire preuve d'unité, de solidarité, de résilience et d'ambition. Les attentes de nos populations sont grandes. Elles aspirent à davantage d'emplois, à de meilleures infrastructures, à une croissance inclusive et à une intégration régionale plus concrète. Aussi avons-nous le devoir collectif de répondre à ces attentes avec efficacité et responsabilité », a-t-il insisté. En dépit d’une situation difficile, la Commission déploie, a-t-il indiqué, une énergie constante pour promouvoir l'ambition portée par la Conférence des chefs d'Etat d'accélérer les grands chantiers de l'intégration et bâtir un espace sous régional attractif. L’objectif visé étant l'accroissement des investissements et de la dynamisation du commerce intra-communautaire, dont le niveau actuel reste encore en deçà des immenses potentialités. « Bien plus, nous devons collectivement nous mobiliser davantage pour: renforcer l'intégration économique régionale; améliorer la libre circulation des personnes et des biens; accélérer les projets d'infrastructures communautaires; soutenir la transformation économique et industrielle de notre espace communautaire; et garantir une croissance durable au bénéfice de nos populations », a souhaité le vice-président de la Commission de la Cémac. Au terme de leurs travaux, plusieurs recommandations ont été formulées concernant notamment la situation financière de la communauté, le renforcement du recouvrement de la taxe communautaire d'intégration. « Nous avons pratiquement examiné tous les points retenus à l'ordre du jour, mais le point le plus crucial, celui portant sur la situation financière de la communauté, a été traité, redressé, orienté au Conseil des ministres pour la prise de décisions courageuses », a expliqué le président du comité Inter-Etats à la fin des travaux. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- Une vue des experts / DR
2- Les participants /DR |